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  • Lieux de mémoire (et de vie) du livre papier

    « J'essaie de ramener les clients en boutique, chez le bouquiniste, dans le réel, parce qu'à un moment le virtuel commence à fatiguer ». Ces fortes paroles sont prononcées par Didier Rodriguez, fondateur du Village du livre.

    Un lieu décrit ainsi par France 3 (une vidéo accompagne l’article) : « Un univers de papiers dissimulé au cœur de vielles pierres. Plus de 2000 mètres carrés dédiés au livre sont installés dans une bâtisse du XVII, à Sablons près de Libourne en Gironde », à Laubardemont plus précisément.

    A eux seuls les chiffres donnent la dimension de l’aventure qui a débuté en mai 2017 : cinq ans de travaux, sept millions de livres, dont près de deux millions référencés sur Internet, seize personnes pour envoyer les livres commandés sur www.le-livre.fr.

    Didier Rodriguez partage aujourd’hui avec son fils Adrian la passion des livres, et sa volonté à vouloir conserver ce patrimoine classé en cinq univers : les vieux papiers et les collections, les religions et les sciences, la gastronomie, l’art et l’histoire naturelle, l’histoire, la géographie et le régionalisme, et la litterature et la jeunesse. Paradoxalement leur site se retrouve au premier rang des libraires indépendants des ventes en ligne.

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    Autre lieu pittoresque mais dans le Val-d'Oise, au bout de la ligne D du RER, à 11 kilomètres de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, la librairie Goussainlivres. Dans un village déserté par ses habitants dans les années 1970 après la construction de l’aéroport, subsiste un commerce de livres anciens et d’occasion animé par Nicolas Mahieux. Au mois de mars son créateur fêtait les 20 ans de son enseigne.

    Présent à Goussainville dans sa boutique (fermée les lundi et jeudi), le libraire participe aussi dans la région à de nombreux événements autour du livre, anime une page Facebook où l’on peut suivre son actualité, et un site avec un lien dédié aux ventes par correspondance (avec Priceminister).

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  • Le tabou du harcèlement sexuel

    La polémique déclenchée par Christine Angot dans l’émission On n’est pas couché à propos du livre de Sandrine Rousseau n’était que le prologue du débat ouvert par le scandale Weinstein dévoilé quelques jours après par un article du New Yorker.

    Parler.png« Parler » (Flammarion) est le titre de ce livre écrit après que quatorze femmes aient accusé un homme politique de leur propre parti de harcèlements et d’agressions sexuelles. L’affaire sera classée sans suite et cet ouvrage témoigne de la difficulté de parler de ces problèmes et d'y trouver des solutions. Une démarche qui n'a pas plu à la chroniqueuse de Laurent Ruquier.

    Dans L’Express Christine Angot elle même victime d’inceste dans sa jeunesse déclare : « Pour ce qui est de l'agression sexuelle, ou du viol, c'est une souffrance d'autant plus grande qu'elle se double d'un déshonneur. Moi, quand je l'ai vécu, j'aurais préféré être morte que de le vivre. Je dis simplement que revendiquer un statut de victime n'est pas une ambition. » Des propos qu’elle complète par cette affirmation : « Non, ce n'est pas ça qui aide. On se débrouille. On ne nous laisse pas le choix. Il ne faut pas « aider »les gens, ce n'est pas assez, il faut les sauver. Le lien qui se crée avec un psychanalyste peut sauver. » 

    Dans l’hebdomadaire Les Inrocks Sandrine Rousseau se défend : « Dans la lutte contre les violences sexuelles, l'enjeu est de toucher tout le monde. Les femmes qui souffrent le plus sont souvent les plus isolées économiquement ou socialement. Je pense que le sujet n'est pas adapté à une émission comme On n'est pas couché mais il est important de parler aussi à ce public là. L'épisode diffusé samedi dernier révèle beaucoup de choses, et peut-être que dans quelques années on analysera le rôle qu'il a joué dans l’évolution de la perception du problème. »

    Quelques jours plus tard la position très personnelle de Christine Angot sera balayée par la révélation de l’affaire du producteur de cinéma Harvey Weinstein. Des dizaines de comédiennes vont à leur tour témoigner dans les médias, mais aussi sur les réseaux sociaux, des agressions sexuelles qu’elles ont eu à subir de la part du magnat d’Hollywood. Le besoin de dire publiquement s’est révélé le plus fort pour briser la loi du silence.

    Interrogée sur France Info Sandrine Rousseau rajoutera à propos de ce scandale : « Les femmes n'acceptent plus ce système. C'est une révolution douce qui est en train de passer ». « Mais il ne faudrait pas que cette affaire masque la forêt qu'il y a derrière. Parce que partout où il y a des positions de pouvoir, dans les entreprises, les hôpitaux, les associations, il y a des comportements de ce genre. Évidemment que dans la politique, il y en a. Et permettez-moi de noter qu'il n'y a pas tant d'affaires qui sortent, alors qu'à mon avis, il y a matière à en sortir beaucoup plus ».

  • L'école de la lecture

    Vaste campagne que celle lancée par le ministère de l’Education sous l’intitulé « Ensemble pour un pays de lecteurs ».

    Le Parisien explique : « Le principe est très simple : partout en France, les plus de 50 ans sont invités à pousser la porte des écoles, pour lire des histoires aux enfants et ainsi leur transmettre le goût de l'écrit, socle indispensable à la réussite, non seulement en français, mais dans toutes les matières.»

    L’opération est soutenue par l’Etat mais aussi par l'Association des maires de France, et un grand nombre de personnalités du monde littéraire Bernard Pivot en tête. Les noms de Yann Queffélec, Daniel Pennac, Marc Levy, sont également cités. La presse régionale devrait y être associée.

    Cette mobilisation prend effet le 12 octobre à l’Institut de France en présence de Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, d’Eric Orsenna de l’Académie française (par ailleurs chargé d'une mission sur l’adaptation des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques), et d’Alexandre Jardin, écrivain, ex-candidat à l’élection Présidentielle, et créateur en 1999 de l’association Lire et faire lire.

    Cette association étroitement liée à l’opération « compte aujourd’hui 18 000 bénévoles âgés d’au moins 50 ans qui interviennent dans plus de 11 000 structures éducatives pour organiser des séances de lecture en petit groupe, une ou plusieurs fois par semaine, tout au long de l’année scolaire, pour stimuler chez de jeunes enfants le goût de la lecture et favoriser leur découverte de la littérature. » (Source Education.gouv.fr)

    Le même site Education.gouv.fr dévoile que « Selon une étude de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) menée en 2016, 22,5 % des 760 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ont effectué leur Journée défense et citoyenneté (JDC) maîtrisent mal la lecture. Leur déchiffrage est lent et leur compréhension de ce qui est lu faible. » Ce constat est une des raisons de l’opération « Ensemble pour un pays de lecteurs » qui dès l’école maternelle devrait permettre aux enfants de se sensibiliser à la lecture et au livre.

    Un objectif déjà fixé par la ministre de la Culture, Françoise Nyssen qui a déclaré vouloir, elle aussi, «favoriser la lecture dès le plus jeune âge» car elle «permet de comprendre et de découvrir le monde». 

    Françoise Nyssen

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