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  • Un village du livre, des bibliothèque ouvertes le dimanche, et des boîtes à livres

    Hay-on-Wye

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    Une trouvaille de Pierre Martial qui présente sur son blog « Livres partout » un village de 2000 habitants qui compte 40 librairies et un million de livres ! : (…) La moitié des maisons du village est déjà à l'abandon, le château est en ruine et même l'ancienne caserne de pompiers a été abandonnée, vide, à son triste sort. Bientôt le village sera à l'abandon.
    C'est alors qu'un matin de février 1961, un étrange fait se produit. Sur le coup des 10 heures, on voit entrer dans le village, une sorte de jeune dandy, au volant d'une vieille Rolls. Il gare sa voiture sur la place, fait le tour du village à pieds à plusieurs reprises et erre bizarrement toute la journée dans les petites rues de Hay. Le soir, il se rend au pub, offre une tournée générale sous les vivas de la foule et finit ivre mort.
    Nommé Richard Booth, ce jeune antiquaire passionné de livres anciens et qui a décidé de quitter Londres pour revenir à Hay où il est né, rachète le lendemain pour une bouchée de pain le château en ruines, la caserne désaffectée des pompiers ainsi qu'un vieux local situé sur la rue principale. Son objectif fou: transformer Hay en paradis des livres ! (…)

    Paris

    Les bibliothèques Parisiennes vont elles ouvrir le dimanche en plus grand nombre ? C’est l’enjeu des négociations menées actuellement par la Mairie de Paris et les syndicats de fonctionnaires. Le quotidien 20 minutes explique : « Cette fois-ci, le conflit social se déplace à la médiathèque Hélène-Berr, rue Picpus (12e). Et tourne toujours autour de l’ouverture dominicale. Cinq bibliothèques de la capitale sont d’ores et déjà ouvertes le dimanche. La ville de Paris souhaite en rajouter six autres d’ici 2019. Et ça commencerait avec Hélène-Berr dès janvier 2017 qui ouvrirait de 13h à 18h. Les négociations entre la mairie et les représentants syndicaux ont démarré mi-avril. « Autant vous dire que ça ne se passe pas très bien, résume Bertrand Piéri, opposé à cette ouverture dominicale. Depuis juin, d’ailleurs, nous ne discutons plus beaucoup, chacun campe sur ses positions. »

    Saint-Pierre-des-Corps

    BookBox.pngLa Nouvelle République raconte l’initiative prise par Mélanie et Patrick qui ont décidé de créer une boîte surprise littéraire mensuelle : (…) Une activité menée en parallèle de leur vie professionnelle. Patrick travaille dans les télécommunications, Mélanie est prof de français dans un lycée de l'agglo tourangelle. Leur passion commune les conduit régulièrement à conseiller leurs copains, prêter des livres aux amis. « On s'est dit qu'on pouvait faire la même chose avec plus de monde. » L'idée de la « book box » (une boîte à livres) surgit alors. Cependant, pas question pour eux de faire une box sur-mesure. « On ne voulait pas demander aux gens leurs styles et leurs auteurs préférés… » Mélanie et Patrick ont choisi comme slogan « Réservé aux curieux ». « Dès le départ, notre envie est de faire découvrir des auteurs. Les gens ne savent pas à l'avance les livres qu'ils vont recevoir. » Leur première « book box » envoyée en juin dernier avait pour thématique « Portraits de femme ». « Les gens peuvent s'abonner pour un, deux ou trois livres. On a imaginé une jolie boîte dessinée par notre copain Nep »

  • Les livres d'Elena Ferrante parlent pour elle

    Elena Ferrante, Gallimard, Sandro Ferri, Vanity Fair, Thibauld Mathieu, Europe 1, 20 minutes, The Paris Review, Il Sole 24 Ore, New York TimesClaudio Gatti, « Elena Ferrante ou « l’un des plus grands auteurs de notre temps », pour le New York Times... Révélée au monde entier par sa fresque entamée en 2011 avec L’amie prodigieuse, épopée intime contant l’amitié entre deux fillettes napolitaines sur trois décennies, Elena Ferrante a écoulé sa saga à plus de 2 millions d'exemplaires, traduite en plus de quarante langues. En France, après la parution des deux premiers tomes chez Gallimard, le troisième est attendu pour janvier prochain et les «fans» sont fébriles. », c’est ainsi que le quotidien 20 minutes présente cette écrivaine qui depuis 25 ans tenait a préserver son anonymat, brouillant intentionnellement les pistes permettant de la retrouver.

    Dans The Paris Review, Elena Ferrante justifiait ainsi ce besoin de discrétion par une décision prise dans les années 1990 : « A l’époque, j’avais peur à l’idée d’avoir à sortir de ma coquille. La timidité l’emportait. Puis j’en suis venue à ressentir de l’hostilité pour les médias qui n’accordent pas d’importance aux livres en eux-mêmes, et les évaluent en fonction de la réputation de l’auteur ».

    Mais les journalistes étant ce qu’ils sont, plusieurs d’entre eux ont cherché à connaître qui se cachait derrière cette signature, et ces jours-ci le journaliste italien Claudio Gatti semble y être parvenu suscitant au passage des réactions hostiles à son enquête publiée dans le quotidien économique Il Sole 24 Ore.

    Dans un article bien documenté, Thibauld Mathieu écrit sur le site d’Europe 1 : (…) « Dans les rares entretiens qu'elle a accordés, à chaque fois par mail, Elena Ferrante a toujours affirmé que son anonymat était nécessaire pour donner plus de poids à ses personnages et à ses intrigues. Avant son premier livre, elle expliquait déjà : "Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs". "J’ai simplement décidé une bonne fois pour toutes, il y a de cela plus de vingt ans, de me libérer de cette angoisse qu’engendrent la notoriété et ce désir de faire partie d’un cercle de personnes qui réussissent, ceux qui pensent qu’ils ont gagné je ne sais quoi", se justifiait-elle enfin dans une interview à Vanity Fair en 2015, toujours par mail. "Jusqu’ici, cela a plutôt bien fonctionné". » (…)

    En Italie, son éditeur Sandro Ferri a déclaré "Je trouve dégoûtant le journalisme qui consiste à enquêter sur la vie privée [des gens] et traite des écrivaines comme des mafieuses”, car il faut préciser que le reporter a trouvé ses « informations » en étudiant des données immobilières publiques.

    Elena Ferrante, Gallimard, Sandro Ferri, Vanity Fair, Thibauld Mathieu, Europe 1, 20 minutes, The Paris Review, Il Sole 24 Ore, New York TimesClaudio Gatti, Les livres Elena Ferrante (quel que soit son véritable patronyme) :

    L’Amour harcelant (Gallimard,1995),

    Les Jours de mon abandon (Gallimard, 2004),

    Poupée volée (Gallimard, 2009),

    L’Amie prodigieuse (Gallimard, 2014)

    Le Nouveau Nom (Suite de L’Amie prodigieuse) (Gallimard, 2016).

  • Jacques Noël, disparition d’un libraire au regard moderne

    L’information ne fera pas les gros titres de la presse, même spécialisée, mais les réseaux sociaux ont annoncé la disparition de Jacques Noël, créateur de la librairie Un Regard moderne à Paris..

    Jacques Noël, Un Regard Moderne, Sébastien Marchal, L'Inqualiifiable, Jean-Pierre Faur, Gonzaï, Les Yeux fertiles, Thé-Troc, Guillaume Dumora, Le Monte-en-l'airCe sont d’ailleurs les professionnels qui ont réagi les premiers sur cette disparition, à l’image du graphiste Sébastien Marchal : « Tristesse : Jacques Noël est mort. Sa librairie, Un Regard Moderne, rue Gît-le-Cœur, était un lieu improbable, incroyable, comme si on avait voulu faire tenir la bibliothèque d'Alexandrie dans un dé à coudre, comme une caverne d'Ali-Baba rangée par Gaston Lagaffe. Je n'y étais pas retourné depuis presque deux ans, mais je me souviens que c'est là que j'ai découvert et acheté mes premiers bouquins de l'Association, ou que parmi d'autres découvertes j'ai déniché le catalogue de Fabrice Praeger ou un petit ouvrage hilarant de l'artiste Taroop & Gable, « Aucune photo ne peut rendre la beauté de ce décor ». C'est avec Thé-Troc (rue Jean-Pierre Timbaud) la librairie où j'ai déniché le plus de trésors graphiques... Avant que quelques années plus tard, inspiré par ces deux-là, Guillaume Dumora ouvre le Monte-en-l'air. Que vivent les librairies improbables ! »

    Le site Gonzaï,lui, republie une interview que Jacques Noël lui avait accordé en 2012, il y raconte ses débuts : « Quant j’ai commencé, j’étais aux Yeux fertiles, à 50 mètres de là. La librairie a depuis été rachetée, j’ai continué à y vendre des livres mais il n’y a avait plus le même esprit . Et puis j’ai fait une rencontre merveilleuse avec un des derniers mécènes, Jean-Pierre Faur. Ce fut un partage pendant près de dix ans, avec une sorte d’affection portée sur ma personne, et le fait qu’il ait pu m’offrir une librairie m’enrichit encore le cœur. Il avait dans l’idée d’avoir une librairie, mais sans vouloir faire le libraire. C’est ainsi que je me suis retrouvé ici, au regard moderne rue Gît-le cœur ; la rue où meurt l’amour, la rue où tous les écrivains de la Beat génération comme Ginsberg avaient atterri. »

    L’an dernier ce blog consacrait une chronique à la librairie (dont cette vidéo donne un aperçu https://www.youtube.com/watch?v=gLHu4bXfjN8 ).

    Sur Facebook, la revue L’INqualifiable publie cet appel : « Jacques Noël s'est éteint la nuit dernière, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2016. Il tenait Un Regard moderne, la librairie la plus incroyable, la plus atypique, la plus bordélique, la plus surprenante, la plus alternative, la plus punk du monde ! Pour lui rendre hommage, l'INqualifiable invite celles et ceux qui l'ont connu à raconter un moment passé avec lui à la librairie, à raconter leur première fois (on n'oublie pas la première fois qu'on est entré au Regard moderne), ou les suivantes, ou la seule, à dire ce que Jacques Noël a accueilli comme revues, fanzines, gravures, petite maison d'édition... et tous les objets venus du DIY, du bidouillage, de l'auto-édition et de la création indépendante, underground, discrète, poétique, pornographique, et toujours iconoclaste. » Ce témoignage (photos, textes, dessin...) sera publié en hommage dans le numéro spécial punk de l'INqualifiable qui sera bouclé fin octobre où un dossier sera consacré à l'irremplaçable Jacques et à sa magnifique librairie. Vous pouvez adresser vos propositions à redac@linqualifiable.fr

    A écouter une émission radio sur Un Regard moderne.

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