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  • Philippe Fournier et sa "librairie Mondésir"

    « Merci à toutes, à tous, et à toi Philippe Fournier pour cette belle matinée de dédicaces à la Maison de la Presse de Mérignac... Une équipe passionnée, de très nombreux lecteurs, (…) Enfin bref, une multitude de vraies rencontres... Dans cet endroit que l'on surnomme fort justement "la librairie Mondésir", les piles de livres fondent comme peaux de chagrin... Encore merci »

    Ce texte de remerciement adressé sur Facebook par Laurent Philipparie, auteur de romans policiers, au libraire Philippe Fournier, résume bien le travail que ce dernier accomplit dans son magasin en faveur des livres et de leurs auteurs.

    Le quotidien 20 minutes lui consacre même un article. Sous le titre « Mérignac: Une petite maison de la presse explose les ventes d'un écrivain » le journaliste raconte comment il a écoulé à lui seul plus de 2.000 ouvrages de David Lelait-Helo.

    14517436_1428285210533601_8424494486954252464_n.jpgEt Philippe Fournier explique : « « Tout a commencé en juin 2015, raconte-t-il. Je regardais l’émission du critique Gérard Collard, et il parlait d’un ouvrage de David Lelait-Helo : C’était en mai, un samedi. Je partais en vacances, j’avais besoin d’un bouquin, j’ai donc pris celui-là, et un autre du même auteur, Poussière d’Homme. Là, j’ai pris une claque. Le récit de Poussière d’Homme, l’histoire de l’écrivain lui-même qui perd son compagnon atteint d’un cancer, m’a bouleversé. Lorsque je suis revenu de vacances, je me suis dit qu’il fallait absolument le proposer à mes clients. J’en ai d’abord commandé dix, puis vingt, puis cinquante… Les gens n’arrêtaient plus de me le demander. Très vite, on était rendu à 1.000 ! »

    L’auteur fera même le déplacement pour venir signer ses livres et est revenu récemment pour dédicacer son dernier titre « Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri ». Son éditeur Anne Carrière, n’en revient pas et déclare à 20 minutes : « C’est du jamais vu. Même une librairie classique ne pourrait réaliser un tel score, alors une maison de la presse, qui ne vend généralement que quelques poches… C’est juste exceptionnel. »

    La maison de la presse de Mérignac - Mondésir est aussi présente sur Facebook : https://www.facebook.com/Maison-de-la-presse-M%C3%A9rignac-Mondesir-722482521205234/

    Photo : Philippe Fournier dans sa librairie-maison de la presse.

  • Bob Dylan, prix Nobel, littérature, et fausses notes

    1507-1.jpgC’est Alain Finkielkraut, membre de l’Académie Française qui le proclame « "Bob Dylan n'a rien à voir avec la littérature". L’attribution prix Nobel de littérature à Robert Zimmerman, plus connu sous le pseudonyme de Bob Dylan, a provoqué toutes sortes de réactions. Pour ou contre ce choix ne lasse pas indifférent. Petit florilège :

    « En Suède aussi, les temps changent. Pas en bien. L'Académie Nobel décrit Dylan comme « un grand poète dans la pure tradition anglophone » et l'inscrit, rien moins, en filiation directe d'Homère, se souvenant vaguement que L'Iliade et L'Odyssée – que les académiciens n'ont pas dû beaucoup lire – est divisée en chants. Tout est culture, mais tout n'est pas art. Le Nobel de littérature à Bob Dylan, c'est un peu comme si on décernait le Nobel de physique aux Bogdanov. » Michel Schneider dans Le Point.

    « Bob Dylan était « un super choix ». « D'Orphée à Faiz, chanson et poésie ont toujours été intimement liées. Dylan est le brillant héritier de la tradition des bardes», Salman Rushdie sur Twitter, faisant référence au héros grec et au poète pakistanais Faiz Ahmed Faiz ( cité par Le Figaro ).

    « Le nom de Dylan a souvent été cité ces dernières années, mais ça a toujours été pris pour un canular », « Lui attribuer le Nobel de littérature, c'est affligeant », « J'aime Dylan, mais il n'a pas d'œuvre. Je trouve que l'Académie suédoise se ridiculise. C'est méprisant pour les écrivains », Pierre Assouline cité par Le Point dans l’article « Dylan nobélisé : le triomphe d'un barde ou l'assassinat de la littérature ? Le Figaro relaie également l’indignation de Pierre Assouline.

    « Si Dylan n’est pas officiellement étiqueté comme “écrivain”, s’il n’est pas un “professionnel de la profession” comme dirait Godard, nous le considérons nous comme un écrivain à part entière dès lors que le statut d’écrivain se mérite à partir du moment où l’on crée avec les mots, où l’on joue avec la langue, où l’on suscite images, pensée, émotions avec le verbe. Dylan a porté le verbe plus haut, plus fort et plus beau que n’importe quel chanteur et que beaucoup de plumitifs labellisés “écrivains”. », Serge Kaganski dans Les Inrocks.

    Parmi les « soutiens » on notera aussi celui de Hughes Aufray, auteur, compositeur et interprète, sollicité par l’AFP et cité par Actualitté: « Beaucoup de poètes n’avaient pas compris le signal envoyé par Rimbaud, qui à 20 ans avait jeté son carnet de notes et était parti sur les routes, créant cette philosophie de la poésie vécue. C’est dans cette tradition que s’inscrit Dylan : il a redonné de la vie à la poésie qui était, à mon avis, en train de mourir, trop élitiste. »

    A l’instant où je rédige ces quelques lignes, Bob Dylan, lui, n’a toujours pas réagi à l’honneur qui lui était fait.

    Photo : Bob Dylan vu aussi par la bande dessinée (éditions Delcourt).

  • Des livres partout

    Le site Archimag.com présente le Library Hotel (l'hôtel bibliothèque), un établissement new yorkais installé sur Madison Avenue et qui classe ses livres selon le sytème Dewey :

    (…) Pour les non initiés, sachez que la classification décimale de Dewey est un système inventé en 1876 par le bibliographe américain Melvil Dewey visant à classer l'ensemble des ouvrages d'une bibliothèque. Cette classification comporte 10 classes, divisées chacune en 10 divisions, elles-mêmes sub-divisées en 10 sections. C'est donc sur ce système que le Library Hotel a organisé ses 60 chambres réparties sur dix étages. Chaque étage correspond donc à l'une des dix classes retenues par Dewey (philosophie, religion, sciences sociales, langues, sciences pures, techniques, beaux-arts et loisirs, littérature, géographie et histoire, et connaissances générales). Chacune des chambres de chaque étage correspond elle aussi à une sous-division de la classe à laquelle elle appartient et est décorée de manière unique avec des livres et des œuvres d'art explorant un sujet particulier de sa catégorie. (...)

    libraryhotel_salon.jpg

    Au mois de septembre Télérama nous parlait des BücherboXX inventées par Konrad Kutt en 2010 :

     (…) Chez les bibliothécaires, on parle parfois de « tiers-réseau », ou de bibliothèques « hors les murs ». Cette expression va comme un gant à ces cabines, vestiges urbains d’un univers des communications quasi englouti avec le dernier millénaire. Le concept, au carrefour du do it yourself, de l'économie solidaire et de la micro-bibliothèque, n’a pas de mal à trouver sa place dans une capitale qui se pique de préserver ses élans utopiques et ses valeurs libertaires… Chacun peut y déposer et y prendre plusieurs livres. On compterait une quinzaine de ces BücherboXX à Berlin. Le concept a essaimé en France, avec quelques répliques du côté de Versailles et de Grenoble (appelées cette fois-ci BiblioboXX). A Berlin, certaines sont également spécialisées : l’une accueille des livres en français, une autre des titres anglophones… La capitale allemande compte une quinzaine de ces cabines transformées en mini-bilbiothèques. (...)

    a-berlin-la-bibliotheques-retourne-a-l-etat-sauvage,M367131.jpg

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