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  • Retour sur le prix Goncourt et autres brèves

    "Living-boox" une émission sur les livres

    L’AFP et divers journaux dont L’Expansion nous apprennent que sur Youboox : « Chaque semaine, le chroniqueur littéraire Laurent Kupferman partira à la rencontre d'une œuvre, présentée par son auteur, via une chaîne sur YouTube ». La cofondatrice de Youboox, Hélène Mérillon, explique : « Avec cette chaîne vidéo, Youboox souhaite démocratiser l'accès aux livres. La vidéo et les web channels sont devenus des médias incontournables dans la découverte de nouveaux contenus » et « Notre objectif est d'éveiller la curiosité autant que le plaisir de lire afin de promouvoir la littérature de toutes les façons possibles ». L’Expansion précise : « Certains ouvrages présentés pendant l'émission seront ensuite disponibles sur la plateforme Youboox sous leur version numérique. »


    www7color.jpgZep se raconte

    Zep (Philippe Chappuis), dessinateur de Titeuf et du Zizi sexuel (Glénat), mais aussi de, « Une histoire d'hommes » (Rue de Sèvres) ou « Happy Parents » (Delcourt) a désormais son blog « What a wonderful world » sur le site du quotidien Le Monde. Il y raconte sa vie et notamment ses affres de créateur.

     

    Le Goncourt en direct

    L’Express raconte la folle journée où le prix Goncourt a été décerné à Lydie Salvayre. Comme si on y était : (...) 17h35. Visiblement, Kamel Daoud n'est pas content que son Meursault, contre enquête ait manqué le prix, alors qu'on le donnait favori. Dans son taxi, Lydie Salvayre s'en attriste. « Je sais ce que c'est, ça m'est tellement souvent arrivé dans le passé... » Sa voiture est coincée dans les embouteillages. A un feu rouge, non loin de la Maison de la Radio, stupéfaction: « Mais, vous êtes la Dame? » s'exclame le chauffeur. Un silence. « La Dame qui a eu le prix littéraire? Comment c'est, déjà... le Goncourt? C'est vous? » Lydie Salvayre opine du chef. « Oh, là, là, Madame, c'est un grand jour pour moi... Si j'avais imaginé ça, un Prix Goncourt dans ma voiture. Je suis un petit paysan d'un village du Sénégal et je me retrouve à être le chauffeur du Prix Goncourt... Oh, là, là... Je pourrais avoir un autographe pour ma fille? » (...) 

     

    Confidences avant le Goncourt

    De son côté le site « On la lu » nous propose un entretien émouvant de Sylvie Tanette avec Lydie Salvayre, réalisé avant qu’elle n’obtienne le prix Goncourt 2014 :

    (...) Et maintenant que ce livre est écrit et publié, comment le vivez-vous? Peut-être avez-vous la sensation du devoir accompli ?
    Je suis contente d’avoir mis en sûreté ces choses qui auraient pu disparaître. Et je suis surtout heureuse d’avoir redonné vie à ma mère. Elle s’appelait Montserrat Monclus Arjona, je l’ai écrit en toutes lettres dans le livre pour mettre son nom en sûreté, pour qu’il dure encore un peu. Je lisais récemment dans le blog d’Eric Chevillard que l’au-delà, pour les gens qui ne croient pas, n’était rien d’autre que la vie des morts dans nos esprits. Et bien voilà, j’offre un au-delà à ma mère et ça, ça me plaît beaucoup. (...)

    Ainsi va la vie des livres.

     

  • Le Goncourt blues

    « "Pas pleurer", de Lydie Salvayre, fait le récit de la guerre d'Espagne. La romancière revient sur l'"été radieux" vécu par sa mère âgée de 15 ans en 1936, dont la vie jusque là corsetée dans un village catalan, éclate avec la ferveur libertaire que traverse le pays. La romancière croise ce récit avec la vision de Bernanos, spectateur effaré de la répression franquiste à Majorque. Goncourable ! » écrivait Laurence Houot, journaliste, responsable de la rubrique livres de Culturebox sur FranceTVinfo, quelques jours avant l’annonce officielle du Goncourt.

    Goncourable il l’était puisque Lydie Salvayre a obtenu ce prix tant convoité par les auteurs. Interrogée en direct par France Info elle a déclaré « Les jours précédents je passais mon temps à espérer et à désespérer et puis quand ça vous tombe dessus c’est une joie immense et les mots vous manquent pour le dire ». Les mots elle les a trouvé pour expliquer « le rêve de tout artiste c’est d’être exigeant et d’atteindre le plus de personnes possible, ce qui est très difficile mais pas impossible. »

    Le matin même, France Info donnait la parole à Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 pour « Au revoir là-haut » (Albin Michel) et lui demandait de raconter l’après Goncourt.

    « Je garde d’abord le souvenir d’une caméra qui me tape sur la tête parce qu’il y avait tellement de caméras et de photographes à la sortie de Drouant que c’est une cohue terrible. Ce sont des émotions tellement puissantes qu’il faut du temps pour qu’elles s’apaisent. On est à un an et l’émotion est quasiment intacte ».

    Il poursuit « C’est un déferlement médiatique qui n’arrête pas et je suis obligé, moi qui n’en ait jamais eu, d’avoir une assistante car il n’y a pas une minute de répit. Je passe d’un studio à l’autre, je travaille à peu près 14 heures par jour pendant des mois. »

    A Thierry Fiorile qui lui demande s’il n’a pas eu un Goncourt blues il répond « Il y a quelque chose qui est passé et qui ne reviendra plus. Mais vous ne savez pas quoi et c’est un petit peu angoissant. C’est un moment qui est passé et j’ai maintenant hâte d’avoir un confrère ou une consœur Goncourt », et le journaliste de conclure « Le Goncourt 2014 intéresse beaucoup Pierre Lemaitre car il sera libéré du fait d’être le Goncourt de l’année et redeviendra un Goncourt parmi les autres. « Je passe de l’actualité au patrimoine. »

    " pas pleureré,lydie salvayre,éditions du seuil,david foenkinos,pierre lemaitre,prix goncourt 2015Avec le Goncourt, Lydie Salvayre, auteure d’une vingtaine de romans, obtient une reconnaissance bien méritée d’autant, comme l’écrit Le Monde qu’ « elle a déjoué tous les pronostics ». Des critiques littéraires qui ont ignoré son livre et misaient sur « Charlotte », de David Foenkinos (Gallimard) », celui-ci a malgré tout obtenu le Prix Renaudot.

     « Pas pleurer » de Lydie Salvayre est publié aux éditions du Seuil.

  • La bande des Peanuts s’anime à nouveau

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    Charlie Brown, son chien Snoopy, ses amis Linus, Lucy, Schroeder, tous les personnages de la bande dessinée américaine les Peanuts reviennent dès le 9 novembre sur la chaine France 3. Sous la forme d'une série de 500 dessins animés d’une minute trente chacun, produite à Angoulême par Normaal Studio, qui a obtenu la bénédiction des ayant-droits du créateur Charles M. Schulz.

    Cette diffusion et l’arrivée dans les salles en 2015 d’un film en 3D célébrant le 65ème anniversaire de la série, relanceront sans doute les ventes d’albums avec une concurrence qui s’avère sévère entre les éditions Dargaud qui en sont au volume 15 de la publication de l’intégrale de la série et les éditions Delcourt qui annoncent la parution d’un tome 3 pour le 5 novembre.

    Le site LesBlogsMedias raconte la saga de cette série « Nés en 1950, les personnages sont inscrits dans la culture populaire américaine. Leurs aventures ont été publiées quotidiennement jusqu’au décès de leur créateur en 2000. Peanuts a été présent dans 75 pays et dans plus de 2 600 journaux. Charlie Brown et son chien Snoopy, qui a la fameuse habitude de dormir sur le toit de sa niche, se comporte en humain, pense et philosophe, se prend pour un astronaute sur la lune ou un aviateur de la 1ère Guerre Mondiale,… sont à la 8ème position du classement des 50 Plus Grands Personnages de Tous les Temps ; un musée leur est d’ailleurs consacré : le Charles M. Schulz Museum, ouvert en 2002. Depuis 1965, Snoopy est diffusé chaque soir de Noël en prime-time aux États-Unis, et arrive systématiquement en tête des audiences. »

    Peanuts Dargaud.jpgParmi les 300 millions d’albums vendus dans le monde, beaucoup ont été publiés en France, où les strips paraissent pour la première fois dans la presse en 1965, dans le magazine Chouchou, puis en 1969, dans Charlie mensuel (qui donnera son nom au futur Charlie hebdo), puis dans France Soir (1970). Les Peanuts ont été publiés en 1965 et en 1966 par l’éditeur Dupuis dans la collection « gags de poche » (trois titres en noir et blanc), Gallimard (treize tomes de 1975 à 1977), en petit format par Dargaud (1983), par les éditions Hachette (sept tomes en 1987 - collection BD), et par Hors Collection (de 1997 à 2000), puis Rivages Poche (19 titres de 2002 à 2004).

    En 1976, Charles Schulz avait demandé devant les tribunaux la destruction de la biographie de Marion Vidal publiée par les éditions Albin Michel n’aimant pas certains dessins qui l’illustraient. Sa demande avait été rejetée par le tribunal, estimant que «l'on chercherait en vain dans les dessins incriminés un quelconque Peanuts Delcourt.jpgaspect pornographique » et que «les dessinateurs qui ont collaboré à l'ouvrage ont tenu à réaffirmer au cours des débats l'admiration qu'ils portent à Schulz qu'ils considèrent comme leur maître, que, tout aussi admiratif que celui de Marion Vidal, leur hommage est seulement plus corrosif ». Le livre n’a jamais été réédité.

    Charles Schulz, malade, décide d’arrêter de dessiner en 1999. Il décèdera en 2000 à la veille de la publication dans les journaux de sa dernière bande dessinée.

    « L'univers de Peanuts est un microcosme, une petite comédie humaine pour le lecteur candide comme lettré » déclare Umberto Eco dans la préface de « La vie est un rêve, Charlie Brown », Rivages, 2002.

    Sources : pour Charles Schulz Wikipedia, pour les albums bedetheque.com

     

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