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  • Ah, quel titre !

    9782253064602-T-185x300.jpgTrouver le bon titre pour un livre n’est pas toujours aussi évident qu’il y paraît. Tout d’abord parce que depuis que la littérature existe, des milliers de titres ont déjà fait leur office, et aussi parce qu’aujourd’hui un titre doit, non seulement refléter le contenu du livre, mais aussi avoir un pouvoir attractif qui le fera mémoriser et donc vendre.

    En 2010, Le Figaro expliquait comment auteurs et éditeurs travaillaient « à la recherche du titre idéal » : « La naissance d'un titre se fait parfois dans la douleur. Chaque éditeur a une anecdote ou le souvenir d'une idée de départ -bancale, peu séduisante - qui a abouti au choix génial, évident. Tous s'entendent sur deux points. Le premier : «Le titre fait partie de l'œuvre, souligne Claire Delannoy chez Albin Michel. Il faut qu'à sa lecture on sente la vision de l'auteur. Il est évidemment très important, il doit donner envie de lire la quatrième de couverture.» En second, les éditeurs estiment que chaque roman est un cas de figure singulier : la littérature est une activité de 9782290311783.jpgprototype. « C'est quand même la première chose que découvre le lecteur», souligne Émilie Colombani, édi­trice au Seuil.

    Le site Le souffle numérique indique que « trouver un nom de roman peut sembler anodin, cela reste une étape à la fois importante et lourde de sens » et détaille les trois rôles que le titre doit avoir :

    « Donner une identité au roman : Comme un prénom ou un nom de famille, le premier rôle du titre est bien entendu d’identifier le roman, c’est à dire de lui donner une identité propre. »

    « Informer le futur lecteur : Le second rôle du titre est d’informer le lecteur à propos du contenu de l’ouvrage. »

    « Susciter la curiosité : Enfin, un dernier rôle du titre, assez lié au précédent, est de donner l’envie au lecteur de s’intéresser à l’ouvrage. », et de citer pour illustrer ce dernier point les titres de l’écrivaine Katherine Pancol, « Les yeux jaunes des crocodiles », « La valse lente des tortues », ou «  Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. »

    voyageur-calvino.jpgD’autres pistes sont données par le site Enviedecrire.com pour « trouver le titre parfait de votre roman ». Entre autres : « Pour être plus marquant, utilisez des noms et des verbes précis. Des noms forts et des verbes actifs car un titre trop vague ne sera pas percutant. Quand vous avez un titre en tête, n’hésitez pas à consulter chaque verbe et chaque mot dans un dictionnaire des synonymes en vous demandant si un autre mot ne serait pas plus pertinent. »

    L’auteur de l’article explique aussi : « Ne restez pas bloqués sur un titre », « Parfois, c’est d’abord le titre qui vous vient en tête, et c’est ainsi que vous décidez d’écrire une histoire, autour de ces quelques mots. Seulement voilà, au fil de l’écriture, l’intrigue évolue, 42898_9415104.jpgles personnages se modifient et le titre ne reflète alors peut-être plus votre histoire. Une fois le manuscrit terminé, posez-vous la question. N’hésitez pas à changer de titre, il ne faut pas le garder sous prétexte qu’il vous est venu à l’esprit dès le début. »

    Il faut donc d’abord écrire un bon livre et quel que soit le choix final du titre, simple, évocateur, ou décalé, il accompagnera la qualité de l’écriture et de l’imagination.

    Sur le même sujet, un quiz sur Babelio.com

  • Le monde des livres

    Brésil
    Actualitté raconte l’histoire de cet éditeur brésilien qui « avait promis de pratiquer 10 % de remise sur ses livres par but marqué contre son équipe pendant le Mondial. Or le Brésil a perdu son match contre l’Allemagne par 7 buts contre 1 : « Joao Varella, le patron de la société Lote 42, va pourtant tenir sa promesse. Après le match de la toute-honte-bue, il appliquera ses 70 % de remise, chose qui ne se passera pas sans dégâts. Et difficile de croire que, même en vertu du nombre de fans recrutés sur sa page Facebook, il pourra compenser les pertes de cette remise, par les ventes au volume. La promotion, qui s'arrêtera précisément 24 heures après le coup de sifflet final du match, sera relativement limitée dans le temps. L'éditeur s'est pourtant prêté au jeu, respectant sa parole. » 

    Afrique du Sud
    « Disparition de Nadine Gordimer, chroniqueuse des absurdités de l'apartheid. » titre le quotidien 20 minutes qui écrit à propos de la romancière et prix Nobel sud-africaine décédée à 90 ans : « Elégante jusque dans ses dernières années, cette fille d’immigrés juifs a développé une prose à son image : sobre, subtile et sans concession. Elle laisse quinze romans (« La fille de Burger », « Histoire de mon fils », « Personne pour m’accompagner…») et de nombreuses nouvelles (« L’Etreinte d’un soldat », « Quelque chose là-bas…»), dont certains ont été interdits sous l’apartheid. Au travers de portraits d’une grande finesse psychologique, elle y raconte les ambiguïtés de ses compatriotes. »
     
    PARIS – TROUVILLE
    Mort de Yann Andréa, dernier compagnon de Marguerite Duras. Le Monde écrit : « Lui n'a jamais pu l'appeler par son prénom, encore moins la tutoyer. Au fond, il a toujours su la vérité : il n'y a pas d'intimité véritable avec un écrivain. Il le démontre dans « Cet amour-là », et pas seulement avec cette anecdote qui, pourtant, en dit long : « Un jour, je dis : si demain je meurs, si demain je me tue, vous ferez un petit livre dans les quinze jours, je suis sûr que vous le ferez. Elle dit : ''Yann je vous en supplie, ne dites pas ça, non. Pas un petit livre. Un livre.'' » 

    ECONOMIE
    Lu sur Atlantico : « Piketty : on achète le livre parce que c’est chic, on ne le lit pas parce que c'est ch**** ». « Curieux tout de même. Le Wall Street journal rapporte une étude réalisée par Amazon qui confirme le succès du livre "Le capital au XXI siècle » écrit par le Français Thomas Piketty. Le bouquin s’est très bien vendu (Note : 100 000 exemplaires en France, 400 000 aux Etats-Unis), mais il indique aussi que les acheteurs s’arrêtent à la 26 ème page et abandonnent ce livre qui compte plus de 700 pages.
    Précision de BFMTV « Le Wall Street journal s'appuie pour étayer cette affirmation sur les passages surlignés par les lecteurs de l'ouvrage sur Kindle (la liseuse d'Amazon). Il apparaît ainsi que les surlignages des lecteurs ne dépassent pas la page... 26.

    WESTEROS
    Lu et vu dans L’Express au sujet de George R.R. Martin, créateur de l'univers Game of Thrones » : « Il a 65 ans et fait savoir qu'il ne compte pas passer l'arme à gauche de si tôt. George R.R. Martin, l'auteur de la saga « A Song of Ice and Fire » dont est tirée la série à succès « Game Of Thrones » commence toutefois à en avoir assez d'entendre continuellement qu'il doit se dépêcher d'écrire la fin de l'histoire avant de mourir. C'est pourquoi lorsque un journaliste allemand glisse la question dans une interview, l'écrivain répond : « Je trouve ça assez offensant que l'on spécule sur ma mort », avant de joindre le geste à la parole, histoire d'être un peu plus clair sur son état d'esprit. » Photo extraite de la vidéo supprimée sur YouTube.


    USA
    Actualitté toujours, attire l’attention sur l’étude réalisée par Kensington portant sur l’usage des tablettes aux Etats-Unis : « Les femmes seraient plus adeptes des réseaux sociaux que les hommes, à 33,5 % contre 22,7 % alors que les seconds vont plutôt privilégier le jeu vidéo (19 % contre 13,3 %). Attention aux possesseurs de tablettes, d'ailleurs, puisque les hommes auraient plutôt tendance à s'en servir dans les toilettes. Dans l'ensemble les hommes visitent des sites d'information, et regardent leurs emails, tandis que les femmes sont plus adeptes des réseaux et de la télévision. »

    Actualitté note cependant « qu'il n'est jamais fait mention de la lecture de livres numériques comme activité sur son appareil. »

     

  • Le livre dans tous les sens

    Tablettes tactiles, smartphones... les outils de lecture évoluent et gagnent du terrain sur le livre papier. Celui-ci tente malgré tout de résister en innovant, avec l’impression des livres à la demande, les « formats courts », mais aussi en imaginant d’autres formes.

    C’est le cas de l’« Ultra-poche » que l’éditeur le Seuil avait proposé en 2011 avec une série de neufs titres où l’on trouvait des auteurs comme Olivier Adam, Pierre Desproges, Cormac McCarthy, Michael Connelly, et Krishnamurti (Le sens du bonheur).

    A l’époque le site ActuaLitté expliquait que l’Ultra-poche permettait de « faire tenir Guerre et Paix dans sa poche de chemise et l’éditeur précisait : « que « .2 » n’est absolument pas destiné à concurrencer le livre numérique. Il n’en a pas la prétention. Simplement, « il est amusant de lancer un nouveau format papier au moment où le livre se dématérialise ». De toute façon, le numérique est une « question générationnelle qui dépasse la question du livre et de la littérature ».

    Ultra-Poche.jpg


    Le lancement de cette collection faisait alors l’objet de nombreux articles dans la presse (Le Point , Mediapart,...), de commentaires sur des blogs, tel Madimado (2013), et d’une vidéo (ci-dessus). Effectivement ce format que l’on lit horizontalement est assez original, et peut se transporter facilement.

    Mais en 2014, ActuaLitté annonce que le concept va réapparaître en Italie sous le nom de Flipback : « Le format Flipback est une version ultra-poche, mesurant 8 cm sur 12 cm, et que l'on peut lire de manière verticale. Imprimé sur papier Bible, il provient de Hollande et avait été introduit en France par Emmanuelle Vial, pour les éditions Points, sous l'appellation Point 2. Acheté fin 2010, pour deux années de commercialisation, il avait été lancé officiellement en mars 2011 et en Espagne, on l'avait vu apparaître sous le nom de Librinos, ou Flipback au Royaume-Uni. »

    Dans la péninsule, la collection est lancée par le groupe Mondadori, qui déclare toujours dans ActuaLitté « Dans une période de dématérialisation du livre, nous avons voulu mettre le papier au centre de l'expérience de lecture : prenez en main un Flipback, observez comment se déploient les premières pages à l'ouverture, appréciez la texture du papier, et savourez la qualité de la reliure cousue. Tout cela représente une expérience de réel plaisir pour tous ceux qui aiment les livres. ». L’éditeur vante également les mérites de son produit dans une video.

    Ulta-poche-Italie.jpg

    L’idée semble astucieuse. Cependant on peut se demander si les lecteurs qui tournent les pages dans le même sens depuis des siècles changeront si facilement leurs habitudes. Un signe qui ne trompe pas, c'est que même les tablettes numériques ont adopté le mode de lecture ancestral des livres.

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