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  • Pour vivre mieux lisons heureux

    Connaissez-vous l’effet « feel good » ? Se sentir bien, un phénomène de positivité indécrottable contre la déprime générale, qui gagne le cinéma, la télévision et, forcément, l’édition.

    « Le bonheur s’achète aussi (beaucoup) en librairie, titrait en février  2013 Télérama qui constatait « Nul ne sait si ces livres rendent vraiment heureux les lecteurs. Les éditeurs, eux, ont l'air ravis. N'importe quel fascicule de développement personnel, même déguisé en roman, trouve aujourd'hui sa place en librairie, entre méthode Coué et méthode Coelho. Cette alchimie commerciale est payante. Mixant bon sens, optimisme, sagesse et coaching, les ouvrages « positifs » prolifèrent dans les rayons – et rayonnent dans les palmarès des meilleures ventes. « Le Sel de la Vie », (joli) petit texte de François Héritier est le quatrième « essai » le plus vendu en 2012. « Méditer, jour après jour », énième opuscule du psychiatre Christophe André se classe cinquième, avec 100 000 exemplaires écoulés (à la 47e position du palmarès Livres Hebdo, on trouve aussi « Les Joyeux guérissent toujours », de Patrick Sébastien !). »

    On connait déjà Gilles Legardinier qui écrit et vend des centaines de milliers de livres réjouissants, mais on peut aussi citer « L'analphabète qui savait compter » de Jonas Jonasson (Presses de la Cité), « L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puértolas (Le Dilletante), et « Bourrasques et accalmies » de Sempé (Denoël), recommandés par le journal Elle dans la catégorie (du week-end) : « feel good books » !

    Les "feel good books" ont aussi leurs propres collections. Ainsi les éditions Marabout proposent une série d’ouvrages plus « techniques » dont les titres sont à eux seuls une vraie leçon de félicité : « Comment conserver un bronzage à faire pâlir ses collègues de bureau », « Comment s’habiller jolie quand on n’a pas le compte en banque de Paris Hilton », ou « Comment entrer dans son jean quand on a pris des petits apéros tout l’été ».

    feel goog,télérama,christophe andré,françois héritier,gilles legardinier,romain puértolas,sempé,jonas jonasson,elle,feel good books,marabout,l'express,philippe bloch,éditions ventanaMais la recherche du bonheur absolu ne concerne pas que les femmes malheureuses.  Le succès du livre « Ne me dites plus jamais bon courage ! » sous-titré « lexique anti-déprime à usage immédiat des Français » (éditions Ventana) semble indiquer que nous sommes tous à la recherche de la recette de l’optimisme radical y compris au travail (quand on en a). Avec L’Express, on apprend que son auteur Philippe Bloch « en appelle donc au sursaut national pour mobiliser les enthousiasmes et passer à l'action. « Refusons la médiocrité et réapprenons à dire en toutes circonstances : la solution c'est... plutôt que le problème c'est que... ».

    Si vous vous sentez mieux après avoir lu cette chronique « feel good » n’hésitez pas à le faire savoir, le bonheur ne vaut que partagé.

     

  • Des chiffres et des lettres en 2014

    Selon le site ZDNet.fr «340 millions de tablettes seront écoulées dans le monde en 2014 – contre 242 millions en 2013. C’est un peu plus de 40% de croissance. » « En France (6 millions d’unités livrées en 2013) par exemple, 45% des achats portaient sur des tablettes à moins de 299 euros. Entre 2010 et 2013, le prix moyen est ainsi passé de 539 à 264 euros. »

    « Nous avons commencé à commercialiser "Mein Kampf" fin 2011. Jusqu'en novembre dernier, nous vendions entre 50 et 60 exemplaires par mois seulement sur Amazon.com, mais les ventes ont explosé depuis et nous en sommes à environ 500 exemplaires écoulés rien que pour les 10 premiers jours de janvier 2014 !», assure Alexandre Pires, le patron de Montecristo Editora, une entreprise brésilienne basée à Sao Paolo qui diffuse cet e-book, en anglais. (Le Parisien)

    Les chercheurs de l'université Stony Brook de New York ont mis au point une méthode scientifique qui permettrait de déceler à 84% le succès d’un livre nous apprend Actualitté.com : « Ces derniers se sont appuyés sur les ouvrages classiques contenus dans les archives du Projet Gutenberg, et ont analysé, comparé et décortiqué les œuvres. Les réussites commerciales des ouvrages ont été mesurées, avec la création d'algorithmes spécifiques. » 

    BckR_b9IEAAOTSN.jpgA Prague, deux jeunes tchèques ont eu l’idée de recycler les cabines téléphoniques en mini bibliothèques. Le Figaro qui publie cette information précise « Si l'idée est nouvelle à Prague, elle a fait son chemin dans plusieurs villes à travers le monde. En Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Allemagne, certains habitants ont pu découvrir un lieu de dépôt et d'emprunt de livres dans de vieilles cabines, comme le souligne Francetvinfo. Dès 2006, une initiative du même genre avait vu le jour dans le Connecticut, aux États-Unis. »

     A 78 ans Bernard Pivot, « Figure de l'histoire de la télévision, le journaliste et ancien animateur de la mythique émission Apostrophes puis de Bouillon de culture, né le 5 mai 1935 à Lyon, est connu pour son amour de la langue française. Amateur de vins éclairé, c’est aussi un « twitto » acharné », selon L’Express, succède à Edmonde Charles-Roux, 93 ans, à la tête de l’Académie Goncourt qui décerne tous les ans le prix littéraire éponyme.

    Près de 500 fans sont venus acclamer la chanteuse Sheila qui dédicaçait son autobiographie « Danse avec ta vie » (éditions l’Archipel) à la librairie du Château d’Yves Grannonio à Brie-comte-Robert (menacée de fermeture). « C’est son unique séance en Ile-de-France » précise Le Parisien

    Avec « 14 romans traduits en 48 langues, 30 millions d'exemplaires vendus », Marc Lévy est l'écrivain français vivant le plus lu dans le monde. France Inter nous indique que « Guillaume Musso, a répondu sur sa page Facebook que pour la troisième année consécutive, il restait Guillaume Musso, l'auteur le plus lu en France. »


  • Les ados lisent aussi

    Depuis Harry Potter et ses 7 volumes, des sagas comme Eragon, ou Hunger Games, on sait que les adolescents peuvent se plonger avec délectation dans des livres de plus de 700 pages contredisant ceux qui déplorent que les écrans de jeux ou d’ordinateur sont leurs seuls centres d’intérêt.

    Un nouveau genre éditorial va dans ce sens. Le site Rue 89 / Nouvel Observateur y consacre un grand article et explique : « Bien que l’édition jeunesse subisse un fort recul d’activité (-7% selon les derniers chiffres du Syndicat national de l’édition), les éditeurs et les libraires sont d’accord : les ventes de cross-age sont en augmentation constante. Elles sont cependant difficiles à mesurer, un même ouvrage pouvant être classé jeunesse, jeune adulte ou adulte selon les librairies. Mais que celui qui affirme que les jeunes ne lisent plus se jette le premier tome ! »

    Le « cross-age », est un anglicisme  qui désigne une littérature spécifique pour les 12-18 ans et qui fait la transition entre les livres pour enfants et ceux pour « adultes ». Un genre qui flirte avec les règles de la loi de 1949 sur la protection de la jeunesse qui codifie les contenus des livres et journaux destinés aux enfants.

    En effet les thèmes abordés dans ces romans sont actuels et le langage utilisé puise dans l’univers quotidien des jeunes. Rue 89 précise « la littérature jeunes adultes est encore très peu conseillée par les prescripteurs, qu’ils soient parents ou enseignants. En cause, le niveau de langue, parfois grossier, ou la complexité des thèmes abordés. Erreur ! Car si l’on parle de sexe, de violence, de drogue, d’immigration, de grossesse précoce, de maladie ou d’homosexualité, comme c’est le cas dans les romans contemporains des collections DoAdo, DoAdo Noir ou Exprim’, ce n’est jamais gratuit, et les qualités littéraires tout comme la cohérence narrative sont au rendez-vous. »

    Un phénomène très en vogue que décrypte également le site « Ne vois-tu rien venir ? » dans un dossier très complet : « La littérature pour adolescents et pour jeunes adultes est la seule à être définie par son public plutôt que par son genre ». Les contours du public, comme ceux des genres sont tout autant difficiles à délimiter. Derrière l’expression galvaudée « young adults » (YA) se cache une offre littéraire diverse, étroitement liée à l’évolution du secteur jeunesse de ces 20 dernières années qui a vu la massification de la production ainsi que son Sarbacane, Exprim', Rue 89, cross-age, Ne vois-tu rien venir ?, young adultsinternationalisation. Tout d’abord, certains succès ont eu des répercussions telles que les éditeurs ont redéfini leurs stratégies marketing afin de toucher les lecteurs au-delà du public adolescent. Ainsi, la double publication en jeunesse et en littérature générale est désormais courante. Les grands formats ont évincé les collections poches, cantonnées désormais aux rééditions ou aux classiques, destinés aux plus jeunes des lecteurs. Les codes graphiques ont eux-mêmes évolué, tout comme les noms des collections. Il s’agit de gommer les attributs « jeunesse ». Ainsi, les photographies remplacent les illustrations ; des logos au design moderne évincent les mentions « jeunesse » en couverture ou sur les quatrièmes, etc. Le roman pour adolescent a revêtu des attributs hybrides, lui permettant de s’insérer dans les différents rayons des librairies et des bibliothèques. »  

    En France, on trouve cette littérature, dans plusieurs grandes maisons d’édition mais aussi chez Sarbacane qui dès 2006, lançait « une collection de romans Nouvelle génération tournée vers les grands ados et jeunes adultes, sous le label Exprim’ » (en photo).

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