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  • Fan de Game of Thrones ?

    Game of Thrones vous connaissez ? Les romans ou la série télé ? Un véritable phénomène mondial qui doit son succès au bouche à oreille de ses fans et, depuis 2011, à une adaptation télévisée copieusement pimentée de scènes de sexe et de violence.

    En France, la série qualifiée de « heroic fantasy médiévale » est connue sous le titre Le Trône de fer et est publiée par les éditions Pygmalion (Flammarion). Particularité, les quatre volumes de l’édition originale ont été « découpés » en 15 volumes, également disponibles (sauf les 3 derniers) dans la collection de poche J’ai lu.

    En juin 2013,  Aurélie Champagne présentait ainsi l’auteur George R. R. Martin, écrivain prolifique, il a même écrit des livres pour enfants, dans un article publié sur Rue89 : « Issu d’une famille fauchée du New Jersey, ce fils d’un docker a connu plusieurs vies avant « Game of Thrones » : ado introverti, fan de comics et d’échecs, il voyait les filles « comme de flippants aliens ». Tour à tour journaliste, objecteur de conscience pour échapper au Vietnam, écrivain prolifique mais sans le sou, il commence à bosser sur des séries télé pour remplir son frigo dans les années 80 (« La Belle et la bête », « La Quatrième Dimension »). Au début des années 90, Martin revient à l’écriture et met toutes les frasques que les studios lui refusent dans une grande saga située au pays imaginaire de Westeros. C’est le début de « Game of Thrones ». Dans cette saga, on retrouve la fascination de George R.R. Martin pour le faste, le nombre et « les femmes à la tête bien faite », malignes et douées pour le pouvoir. »

    Le succès n’est pas tout de suite au rendez-vous, raconte la journaliste de Rue89, et si le premier tome de la saga n'obtient qu'un « accueil honorable », la suite rencontrera assez vite son public, même si les tomes 3 et 4 se feront attendre en raison de la complexité d’écriture. C’est avec l’adaptation des livres par la chaîne de télé américaine HBO que les personnages de l’île de Westeros atteindront une notoriété planétaire.

    Ce que confirme Charles Dupêchey de Pygmalion au site MyBoox.fr « L’impact de la série télévisée sur les ventes de livres est total. Cela a multiplié par dix les ventes de livres! Le dernier tome, sorti avant la diffusion de la série aux Etats-Unis, avait été vendu à 8 000 exemplaires. Aujourd’hui, nous sommes à 55 000 exemplaires tirés dont 35 000 ont déjà été mis en vente ! »

    Comme toujours une série à succès génère des sites web où les passionnés retrouvent toutes les informations sur son univers. On peut citer La Garde de nuit (plus de 5000 articles et 27 millions de visites), et Gameofthrones.fr plus axée sur la série télévisée.

    Et l’intérêt pour Game of Thrones a peu de chances de faiblir, non seulement parce que la série est l'une des plus téléchargées, parce que la quatrième saison est en cours de tournage, parce que que la série est couverte de récompenses, mais aussi parce que George R.R. Martin n’a toujours pas terminé l’écriture du cinquième tome, lequel doit en principe clore l’aventure.

    Pour en savoir plus, Télérama annonce pour son numéro n°3324 à paraître le 25 septembre un dossier sur « L’autre mystère de Game of Thrones » ou « Comment une série de fantasy médiévale, genre habituellement réservé à un petit cercle d'initiés, a-t-elle pu devenir un des plus grands succès du moment, en diffusion comme en téléchargement ? Pour tenter de percer ce mystère, nous avons mené l'enquête et interrogé les fans... »

     

    Game of Thrones, Télérama, Pygmalion, J'ai lu, Charles Dupêchey, Westeros, HBO, George R. R. Martin

  • Ces livres devenus encombrants

    Comme souvent le livre Goncourt (ou d’autres prix), il est des livres que l’on achète sous la pression médiatique. On les laisse trainer sur les tables basses, on les feuillette, on les lit parfois, et on ne souhaite pas les garder. Comment s’en débarrasser ?

    L’Express, reprenant un article du Telegraph, raconte le phénomène qui touche le livre Cinquante nuances de Grey de E.L. James et qui s’est vendu à plus de 5,3 millions d’exemplaires en Angleterre : [...] problème, le pays amasse maintenant une "montagne de papier" de copies indésirables, explique le journal british. Explication: les lecteurs ont fini par se lasser de la trilogie "porno pour maman" d'E.L. James et aimeraient bien se débarrasser définitivement des livres. Rhona Coulter, responsable littérature du Cancer Research UK témoigne: "nous avons reçu des centaines de dons de Fifty Shades au cours des derniers mois (...) Nous sommes toujours heureux de recevoir des dons, mais le potentiel de seconde vente du roman est un problème. Personne n'en veut plus". Ben Wadsworth, directeur du marketing à WeBuyBooks.co.uk, confirme ce rejet : "nous avons des milliers de copies de Fifty Shades, mais on a arrêté la mise en vente, parce que plus personne n'en veut". [...]

    Le magazine raconte qu’une page Facebook intitulée 50 manières de détruire 50 nuances de Grey a même été créée pour tenter de trouver une solution. Au passage on apprend dans l’article que les livres ne peuvent être jetés dans les poubelles de recyclage papier à cause de la colle utilisée pour relier les pages.

    Voici quelques solutions pour se  « débarrasser » de ses livres.  Sur le web, fr.momox.com, priceMinister.com, gibertjoseph.com, 4.fnac.com, abebooks.fr pour les livres anciens, et même amazon.fr rachètent les titres que vous n’avez pas aimés ou que l’on vous a offert par erreur. Si chaque prestataire a son mode de rétribution sous forme d'avoir, chèque cadeaux, etc., ces circuits permettent de donner une nouvelle chance aux livres (et à leur auteur).

    Moins commercial le site de consommation collaborative biblig.fr propose de donner ou d’échanger les livres entre particuliers.

    Et puis, il reste la possibilité d’abandonner l’ouvrage dans un lieu public, banc, train, avion, métro... Là, on est certain que celle ou celui qui le recueillera le fera intentionnellement.

    Photo : logo trouvé sur le blog Littérature et chocolat qui consacre plusieurs chroniques au thème « Que faire de tous ce livres ?! »

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  • Le livre numérique en librairie

    La librairie traditionnelle s'érige contre Amazon, « l’épicier 2.0 », ainsi nommé dans un récent article du Monde. Loin de baisser les bras, les libraires confrontés à la concurrence des ventes sur Internet s’organisent.

    Le Syndicat de la librairie française publie une carte répertoriant plus de 200 librairies indépendantes qui en France proposent aussi une offre de livres numériques. Et déjà la polémique s’installe puisque dans cette liste figurent les établissement du réseau Chapitre.com qui il y a quelques mois fermait des magasins faute de rentabilité pour ses actionnaires.

    Malgré tout, la riposte est bien réelle et s’appuie sur les services de plate-formes comme ePagine, Numilog, ou leslibraires.fr

    Dans la liste, on retrouve des poids lourds de la librairie comme Gibert Joseph, Le Furet du Nord, mais aussi Dialogue à Brest, Anecdotes à Limoges, Sauramps Odyssée à Montpellier, ou La Maison du livre à Rodez.

    Ouest-France dans un article consacré à la librairie Le Failler à Rennes expliquait début septembre que « La maison Le Failler a créé un second site, où les clients peuvent acheter des livres numériques (www.numerique.librairielefailler.fr). Lancé il y a un an, il compte 100 000 références d'ouvrages... pour un chiffre d'affaires inférieur... à 1 %. « On est un peu au-dessus de la moyenne nationale, qui est à 0,6 % », explique Dominique Fredj. Autrement dit, le livre numérique dont on parle tant, n'est pas encore rentré dans les mœurs. « Mais il est essentiel pour nous de répondre à cette demande. »

    Une demande qui va évoluer avec la multiplication des tablettes disponibles sur le marché mais aussi, il faut le souhaiter, avec des prix plus attractifs proposés par les éditeurs. Il a fallu attendre un peu avant que certains titres disponibles sur Internet soient moins chers que leur version rééditée en livre de poche.

    Au mois d’août le site Actualitté.com écrivait à propos des ventes au Etats-Unis « Après six semaines de stabilisation de la tarification des best-sellers numériques, aux alentours de 7-8 dollars, certains observateurs du marché sont convaincus que la baisse devrait reprendre avec les ventes générées par les vacances d'été. Une tendance chronique. Ainsi, le directeur éditorial du DigitalBookWorld, Jeremy Greenfield, table sur une diminution de 10 %, voire davantage, ce qui équivaudrait à des livres commercialisés pour 6 dollars. »

    Autre constatation du site « la proportion de titres autoédités hissés dans les listes de best-sellers est en constante augmentation. Comme ils sont le plus généralement commercialisés à des prix en dessous de la moyenne, cette tendance pourrait également avoir son impact sur le tarif moyen des livres à succès. »

    Inéluctablement, le livre numérique se fait une place dans le marché de l’édition et dans les librairies. Une bonne nouvelle pour les auteurs et les lecteurs. 

    Photo lalibrairie.com

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