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  • Le phénomène éditorial Riad Sattouf

    larabe-du-futur-1_riad-sattouf_allary-editions.pngChacune de ses séances de dédicaces draine des centaines de fans et ses chiffres de ventes sont vertigineux, il est l’auteur de la bande dessinée L’Arabe du futur dont le tome 4 vient de paraître aux éditions Allary avec un premier tirage de 250 000 exemplaires.

    La presse lui consacre de nombreux articles et notamment France Info et Télérama qui dévoilent les raisons du succès de ce dessinateur dont les ventes cumulées des 4 tomes atteignent le million et demi d’exemplaires. Une réussite accompagnée par la maison d’édition fondée en 2013 par Guillaume Allary et qui publiera un an plus tard le premier tome de la saga.

    L-Arabe-du-futur 4.jpgPour France Info, Elodie Drouard retrace le parcours de ce jeune auteur de 40 ans né à Paris, d’un père syrien et d'une mère bretonne, ayant passé son enfance jusqu’à 12 ans en Libye et en Syrie, et nous aide à comprendre pourquoi cette autobiographie « est disponible dans 22 langues différentes et cartonne dans le monde entier. On peut lire L'Arabe du futur en espagnol, en italien, en allemand, mais aussi en croate et en coréen ». Une histoire et un best-seller universel dont l’éditeur précise « Sur le moment, ça correspondait tellement à ce qu'il voulait dire que je n’ai eu aucune réflexion marketing sur le titre. Mais à l'imprimerie, on s'est demandé si les gens allaient acheter un livre sur lequel était écrit en gros le mot "arabe". »

    L’article de Télérama est lui consacré à l’exposition que la Bpi du Centre Georges Pompidou à Paris présente jusqu’au 11 mars 2019. A propos du lieu Riad Sattouf dit : « On m’a souvent demandé de faire des expositions et je suis très content que ça se fasse ici, dans des conditions exceptionnelles. Je trouve rassurant d’être au milieu de tous ces livres. J’ai l’impression qu’ils protègent mes dessins, plus que s’ils se trouvaient parmi des œuvres d’art. Les bibliothèques sont parmi les lieux que j’aime le plus au monde. C’est le bon endroit pour montrer quel est le processus qui mène à une bande dessinée. Et pour ceux qui ne connaissent pas encore mon travail, toutes mes BD y sont en libre accès. Le fait que ce soit gratuit, aussi, est très important. »

    Riad Sattouf est également le créateur de Retour au collège (Hachette), Pascal Brutal (Fluide glacial), primé en 2010 au Festival de la BD d’Angoulême, et de Les Cahiers d’Esther publiés dans L’Obs et adaptés en dessin animé pour Canal +.

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  • "Gilets jaunes" et ventes de livres pour Noël

    Magasins barricadés, moyens de livraisons bloqués, les manifestations sociales dites des « gilets jaunes » ne pouvaient pas plus mal tomber à quelques jours des fêtes de fin d’année, période privilégiée d’achats de cadeaux et… de livres.

    « Les Gilets jaunes ont-ils vraiment un impact sur les ventes de livres ? » s’interroge le site Actualitté qui constate cependant que les situations sont beaucoup plus complexes et contrastées selon les régions.

    Livres Hebdo lui aussi consacre un grand article aux conséquences des événements et détaille les baisses d’activités : « l'institut GFK annonce des ventes (en volume) en recul de 9,5% pour la semaine 46 (du 12 au 18 novembre intégrant le premier samedi de mobilisation), de 8,4% pour la semaine 47 (du 19 au 25 novembre) et de 3,2% pour la semaine 48 (du 26 novembre au 2 décembre). »

    Même constat pour Le Figaro qui écrit « Le monde de l'édition fait grise mine. Les éditeurs pensent ne pas pouvoir rattraper les ventes perdues d'ici à la fin de l'année. Xavier Moni président du syndicat de la libraire française (SLF) anticipe que l'année 2018 sera négative. Ce sera la troisième année de suite dans le rouge, ce qui est rare pour un marché de l'édition qui résiste plutôt bien. »

    La crise des "gilets jaunes" est une "catastrophe" pour l'économie a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, et Europe 1 indique que la Fédération du commerce et de la distribution, estime les pertes à 20-25%, tout en notant que le quatrième samedi noir consécutif va faire basculer la facture largement au-delà du milliard d'euros de chiffres d'affaires perdu. »

    On pourrait penser cette situation en ligne favorise les ventes en lignes, or les blocages perturbent aussi bien l’approvisionnement que les livraisons à domicile. Actualitté note à ce sujet : « Amazon, pourrait toutefois ne pas sortir indemne non plus des mobilisations. À Bouc-Bel-Air, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, des Gilets jaunes sont ainsi venus prêter main-forte à des salariés de la multinationale en grève pour dénoncer les conditions de travail, en pointant du doigt les avantages fiscaux dont elle bénéficie. »

    Paradoxe de cette situation, celle-ci suscitera certainement plus tard nombre de livres d’analyses et de témoignages qui alimenteront l'activité des éditeurs et des libraires. Comme ce fut le cas cette année avec abondance d’ouvrages commémorant les 50 ans des événements de… Mai 1968.

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    Photo : Serge Joncour photo diffusée sur son compte Twitter (vient de publier Chien-loup, Flammarion).

  • Amazon encore sur la sellette

    Principale concurrence des libraires la société Amazon peut aussi générer des problèmes pour ceux qui l’utilisent comme le raconte le quotidien 20 minutes : « Pour Jean-Christophe Caurette, les ennuis ont commencé cet été. Sans aucun préavis, la maison d’édition qu’il dirige en Alsace se retrouve privée de son compte Amazon. Impossible de vendre le moindre livre via la célèbre plateforme d’e-commerce. « Du jour au lendemain, vous perdez 15 % de votre chiffre d’affaires (CA) total, explique le dirigeant. Et pour certains pays comme l’Espagne ou l’Italie, les ventes via Amazon représentent jusqu’à 50 % de notre CA ».

    Mails et courriers n’y auront rien fait jusqu’à ce qu’’intervienne directement Mounir Mahjoubi, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances chargé du Numérique. Une mauvaise publicité pour cette plateforme qui bannit nombre d’entreprises sans fournir d’explications, et surtout dans une période où son activité atteint son plus haut niveau avec les fêtes de fin d’année.

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    Une image publique souvent mise en cause comme lors de la dernière sélection du prix Renaudot avec un auteur vilipendé car diffusé sur Amazon, ou au Québec avec la participation financière de dernière minute d’Amazon au Prix Littéraire des Collégiens. Un scandale, qui a entrainé une vive réaction du milieu de l’édition contre « l’emprise d’Amazon ». L’article d’Actualitté qui relate cet incident évoque aussi un autre problème et rappelle que début novembre : « un conflit explosait entre les libraires de livres anciens et rares, à travers toute la planète et la filiale spécialisée d’Amazon, Abebooks. Marquant leur solidarité avec des confrères, que la plateforme voulait exclure, les libraires ont décidé d’un boycott généralisé, qui a conduit Abebooks/Amazon à revoir sa position. »

    Amazon s’est imposé dans le monde en quelques années, avec il est vrai des méthodes entrepreneuriales agressives ou peu orthodoxes – longtemps sans payer d’impôts en France. Si son existence ne semble plus pouvoir être mise en cause, sa coexistence avec d’autres secteurs culturels ou commerciaux devrait être de toute urgence drastiquement régulée, dans l’intérêt de chacun.

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