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  • 45ème édition pour le festival de la BD d’Angoulême

    DP37Z-AWsAEytL_.jpgLe prochain festival de la bande dessinée d’Angoulême se déroulera du 25 au 28 janvier 2018 présidé par le dessinateur suisse Cosey, grand prix 2017.

    Pas de polémique pour l’instant entre les organisateurs comme ce fut le cas ces dernières années, mais la publication de la liste des albums sélectionnés pour Le Fauve d’Or, grand prix remis à l’occasion de la manifestation :

    Alors que j'essayais d'être quelqu'un de bien, d'Ulli Lust (Ça et Là)
    Ces jours qui disparaissent, de Timothé Le Boucher (Glénat)
    Dans la Combi de Thomas Pesquet, de Marion Montaigne (Dargaud)
    Emma G Wildford, de Zidrou & Edith (Soleil)
    Hip Hop Family Tree, d'Ed Piskor (Papa Guédé)
    Istrati ! tome 1 Le Vagabond, de Golo (Actes Sud BD)
    L'inconnu, d'Anna Sommer (Les cahiers dessinés)
    Megg, Mogg & Owl, Happy Fucking Birthday, de Simon Hanselmann (Misma)
    La saga de Grimr, de Jérémie Moreau (Delcourt)
    La terre des fils, de Gipi (Futuropolis).

    Les gros et les petits éditeurs sont représentés même si on peut noter l’absence de Casterman, Dupuis, ou même Rue de Sèvres.

    D’autres prix seront également attribués dans les catégories jeunesse, patrimoine, polar Sncf, et prix du Public Cultura. Le Prix René Goscinny 2018, lui, a déjà été décerné à Jean Harambat, pour son album Opération Copperhead (Dargaud, 2017).

    Dans le cadre du festival, un lieu, « Le Magic Mirror » sera réservé aux auteurs et autrices (précision des organisateurs). Mis en place avec le concours du Centre National des Lettres, ils pourront s’y retrouver « pour échanger, se détendre dans une ambiance conviviale et, s’ils le souhaitent, assister à des démonstrations autour des dernières innovations liées à leurs métiers (tablettes graphiques, logiciels, outils numériques...). » Nombre de conférences sont également programmées en partenariat avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image et la Maison des auteurs. Elles aborderont les « questions concrètes relatives à l’activité et au métier d’auteur / autrice de bande dessinée. Relevés de comptes, congés maternité, droits d’auteur, auto-édition, scénario ». Parmi d’autres, on peut citer « Comprendre son contrat d’édition », « Rencontres, dédicaces, commissions : rémunérer les auteurs ou non ? », « Comment financer sa création auto-éditée ? », « Une économie de la bande dessinée numérique en ligne ? Retour sur quelques expériences ».

    A suivre.

  • Ces livres qui créent la polémique

    Finalement les éditions Gallimard ont annoncé qu’elles suspendaient leur projet de publier les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline « Bagatelles pour un massacre », « L’Ecole des cadavres », « Les Beaux Draps ». Selon Antoine Gallimard, « les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies » pour « envisager sereinement » ces rééditions autorisées par la veuve de l’écrivain (105 ans) et dont l’annonce a suscité de fortes réactions contraires. Etonnamment les textes sont disponibles sur Internet.

    Autre décision celle d’un plus petit éditeur, De Varly , qui envisageait de rééditer les albums de bande dessinée « Bamboula » parus en 1951. Accusé de racisme colonial, l’éditeur Georges Fernandes a déclaré : « Le terme de « Bamboula » est une insulte en France. Personne ne devrait dire le contraire. Il y eut de nombreuses utilisations, la dernière en date est pour désigner, avec une forte connotation raciste, les Africains. L’auteur Marcel Turlin, dit « Mat » (1895-1982), était un homme de cœur. Il aimait faire rire les enfants et il détestait l’injustice. Il souhaitait la fraternité entre les hommes… Il a donc voulu prendre à contresens les idées de son époque. » Le projet a été abandonné.

    le-livre-sur-le-chaos-la-maison-blanche-en-vente-des-aujourd-hui-malgre-les-pressions-de-trump_0.jpgAux Etats-Unis, c’est le livre sur les premiers mois de présidence de Donald Trump « Fire and Fury » de Michael Wolff (éditions Henry Holt) qui mobilise les médias et surtout ses opposants. Même si les méthodes de son auteur pour recueillir les informations sont controversées, le livre qui présente un portrait peu flatteur du milliardaire s’est vendu à 1,4 million d'exemplaires en Amérique du Nord. L’édition française est annoncée le 22 février chez Robert Laffont avec un premier tirage de 80 000 exemplaires. En essayant, dans un premier temps, de le faire interdire par ses avocats, le président Trump lui a assuré une grande publicité.

    Enfin, dernier livre qui lui aussi a de grandes chances de susciter quelques remous, le premier tome des mémoires de Jean-Marie Le Pen, annoncées depuis des années, paraîtra le 1er mars 2018 (éditions Muller). Le fait que cette publication ait lieu quelques jours avant le Congrès du Front National dirigé par sa fille avec qui il est fâché n’est qu’une coïncidence. La preuve, ce volume ne couvre que la période 1928-1972, alors que le parti d’extrême-droite n’existait encore pas.

  • Le prix des lectures publiques

    « Il y a un an, le Ministère de la Culture a lancé la Nuit de la lecture, une manifestation pour célébrer la lecture à voix haute. C’est une belle idée, et presque une évidence de vous voir en être le parrain. Et pourtant… Cette Nuit de la lecture, le 20 janvier prochain, aura un goût amer ».

    Ces lignes extraites de la tribune du collectif d’auteurs et lecteurs Shéhérazade, publiée sur le site Actuallité.com interpellent Daniel Pennac, le parrain de cette manifestation nationale qui se déroulera dans les bibliothèques et les librairies.

    La raison de cette colère, c’est la volonté de la SCELF (Société Civile des Éditeurs de Langue Française) de récupérer des droits de représentation des lectures publiques, quel que soit le lieu.

    Le collectif écrit « une lecture en bibliothèque coûtera désormais 30 euros, que l’auteur aura la permission de lire son livre sans payer de prélèvement seulement la première année après publication, que les bibliothèques devront demander des autorisations avec trois mois d’avance pour leurs « heures du conte », que les associations d’intérêt général se voient attribuer une dérisoire réduction de 5 %… »

    Des tarifs que la SCELF publie sur son site en précisant « On entend par lecture ou récitation publique relevant de la gestion de la SCELF, toute représentation d’une ou plusieurs œuvre(s) littéraire(s) éditée(s), dans leur intégralité, sous forme de découpage ou de montage d’extraits, avec ou sans passages ajoutés, par le truchement d’un ou plusieurs interprètes procédant à une simple lecture ou récitation sans mise en scène, quels que soient le cadre (possiblement sur scène) et la nature du dispositif (accessoires, lumière etc.) mis en œuvre. »

    Une taxation qui concerne aussi bien les professionnels que les « amateurs » à qui il est indiqué : « La demande d’autorisation de lecture publique peut être effectuée jusqu’à un an avant la date prévisible de la 1ère représentation et au plus tard 3 mois avant la 1ère représentation sur le portail lectures-publiques.scelf.fr La SCELF transmet la demande à (aux) l’éditeur(s) en vue de recueillir son (leur) autorisation pour la représentation, dans les conditions prévues ci-dessous. »

    La pétition lancée par Shéhérazade pour dire « Non au prélèvement SCELF sur les textes lus dans un contexte non marchand, hors billetterie », a déjà recueilli plus de 15 700 signatures

    A lire aussi sur Actuallité « La SCELF face à la lecture publique : la redevance qui indigne »

    Le site Nuit de la lecture.

    Shéhérazade, Nuit de la lecture, SCELF, Actuallité.com, Daniel Pennac

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