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  • Les ouvertures de bibliothèques, les changements à Milan, et un éditeur qui se fait un film

    Les horaires des bibliothèques

    Comment fréquenter les bibliothèques publiques quand leurs horaires ne correspondent pas toujours aux modes de vie des lecteurs ? Le site spécialisé ActuaLitté rend compte de la journée d’étude sur le sujet organisée par la BPI du Centre Pompidou avec la participation d’Érik Orsenna, « ambassadeur de la lecture » et de Noël Corbin, inspecteur des affaires culturelles. ActuaLitté écrit : « En quinze jours, l’ambassadeur a pu voir les systèmes de lecture publique de Nancy, Strasbourg et Rennes. Forcément, c’est un peu court pour tirer de premières conclusions, si ce n’est que « des choses formidables se font ». « Seulement 37 % des villes de plus de 100.000 habitants ont une bibliothèque ouverte le dimanche », souligne Orsenna, « alors que des localités plus petites s’arrangent pour le faire. Nous allons regarder comment elles font ».

    Milan ferme son magasin à Toulouse

    Après plus de 20 ans d'activité à Toulouse, la librairie et boutique de jeux Espace Milan fermera définitivement le samedi 28 octobre 2017. Sa directrice générale Marie-Anne Denis, explique à Actu Toulouse : « Il y a malheureusement une raison à cette fermeture. Alors que l’Espace Milan présentait des résultats déficitaires depuis cinq ans, la boutique nécessitait d’importants investissements de mise aux normes. Le groupe ne pouvait plus absorber de telles dépenses, d’autant qu’il s’agit d’une activité périphérique. Nous étions obligés de faire un choix. Notre cœur d’activité demeure la presse et nous préférons nous concentrer sur les développements numériques. » Autre actualité pour le groupe Milan Presse, filiale du groupe Bayard, le déménagement des 250 salariés qui quittent le site historique route d’Espagne pour la zone d’activités de Basso Cambo mais toujours à Toulouse.

    Le métier d’éditeur sur grand écran

    Nombre d’éditeurs ont raconté dans des livres leur métier, aujourd’hui c’est au tour de Paul Otchakovsky-Laurens, (éditions P.O.L) de le faire mais à travers un film, « Editeur », qu’il a présenté selon Livres Hebdo (article payant) en avant-première au cours de la manifestation Les correspondances de Manosque (20-24 septembre). Il dit à son propos : « Depuis plus de quarante ans maintenant, j'exerce un métier passionnant, celui d'éditeur de littérature. J'ai voulu raconter mon métier et, surtout, pourquoi, comment ? Ce film est la reconstitution d'un itinéraire, avec ses péripéties ordinaires et ses moments forts, c'est d'abord une interrogation face à une pratique qui me reste encore très obscure... ». Il sera présenté à Paris en novembre et ensuite dans plusieurs villes en province. 

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  • Mouvements dans le monde de l'édition

    Au mois de mai 2017, Editis annonçait des changements à la tête des éditions du Cherche midi, une des multiples maisons de ce groupe qui appartient lui-même l’espagnol Grupo Planeta.

    Le site ActuaLitté titrait : « Anne-France Hubau-Nicolas devient Directrice générale des éditions Le Cherche midi » et précisait que Philippe Héraclès, cofondateur de la maison avec Jean Orizet en 1978, et qui état jusque-là PDG du Cherche midi, en devenait le président. Une reprise en main par Editis à qui appartiennent déjà, entre autres, Robert Laffont, First, Presses de la cité, La Découverte, Bordas, Nathan, et Sonatine d’où vient la nouvelle Directrice générale.

    A terme cela ne devrait pas trop changer la ligne éditoriale du Cherche midi, même si déjà en 2015 la disparition de son Directeur éditorial Pierre Drachline avait pas mal déstabilisé la maison.

    LaMartiniere.jpgAutre changement, le rapprochement entre le groupe La Martinière (Seuil, Abrams, Points, Don Quichotte,...), et Média-Participations (Dargaud, Dupuis, Lombard, Fleurus, Anne Carrière,...).

    Livres Hebdo qui dévoile l’information cite Hervé de la Martinière : « Nous étudions les possibilités d’un rapprochement entre nos deux groupes, dans le cadre d’un échange d’actions. Je dois penser à l’avenir de la maison que j’ai fondée il y a 25 ans. » « Dans un monde où les acteurs traditionnels comme les nouveaux opérateurs ne cessent de se renforcer, se rapprocher avec un groupe aussi solide et complémentaire que Média‐Participations, nous semble, à moi et aux actionnaires fidèles qui m’accompagnent, une solution à la fois pérenne et prometteuse. Nos deux groupes ont depuis longtemps une vision internationale similaire, stratégie qui m’a conduit à acquérir Abrams qui représente aujourd’hui une part significative du chiffre d’affaires du groupe ».

    Il faut rajouter qu’en 2015, il avait déjà cédé sa branche distribution Volumen, à Editis, et qu’un récent plan social a vu le départ de nombreux salariés.

    Au mois d’août Le Magazine Littéraire constatait « Après la crise, l’édition mondiale se stabilise », une « stabilisation » qui se fait, hélas peut-être, au détriment de quelques éditeurs.

    En photo : le logo des éditions La Martinière.

  • Le sens des mots justes

    Les mots justes, des mots juste pour le dire. La maîtrise du vocabulaire donne du sens à l’écriture mais peut aussi donner du sens à une vie. Le langage est un lien social primordial et la connaissance et le bon usage des mots est une des clés du mieux vivre ensemble.

    Norine Bengali, Correctrice-web.fr, Valérie Mandera, Prix Esther, Espace Cesame,« La précision des termes employés est le gage d’une connaissance étendue du sujet, d’un certain professionnalisme et de compétences réelles. Quoi de plus exaspérant qu’une personne qui — à défaut de vocabulaire — désigne tout sous le nom fourre-tout de « chose », voire pire : « machin » ou « truc » ? » écrit Norine Bengali sur son site « Correctrice-web.fr » et Valérie Mandera ne dit pas autre chose avec son livre « L’art du mot juste » (collection Points) qui invite avec 250 propositions à « enrichir son vocabulaire ».

    L’école, la lecture, les dictionnaires, ouvrent la porte à cet apprentissage mais encore faut-il y être encouragé et accompagné quand l’intérêt du langage pour une meilleure intégration sociale n’est pas souligné.

    La création du Prix Esther veut œuvrer dans ce sens : « Le Prix Esther, prix du texte de théâtre contemporain décerné par de jeunes jurys, est une action culturelle et sociale pour l’appropriation et la pratique de la langue française, portée par l'Espace Cesame* et soutenue par la délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture. »

    Les initiateurs du prix expliquent : « Si notre cadre constitutionnel et légal en vertu duquel « La langue de la République est le français » illustre le rôle clé de notre langue dans le sentiment d’appartenance à la République, les fortes inégalités dans la pratique et la maîtrise du français constituent un obstacle de taille à l’adhésion à ce modèle. Il est donc nécessaire, dans une perspective de réduction des inégalités face à la langue française, d’en faciliter l’accès pour toutes les personnes chez qui les mécanismes de relégation comme de non participation à la vie sociale produisent une insécurité linguistique, qui est souvent culturelle. »

    Pour plus de renseignements : http://prix-esther.fr/

    * L’espace Césame est un centre de formation dans le Val-d’Oise qui permet à des jeunes désavantagés de construire un meilleur avenir social et professionnel. Les stagiaires bénéficient d’un double accompagnement, éducatif et pédagogique.

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