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Une éditrice ministre de la Culture

Pour la première fois depuis longtemps le ministère de la Culture a été attribué à une professionnelle du secteur en l’occurrence François Nyssen, directrice des éditions Actes Sud.

Petite revue de presse :

La Provence, « Interview Françoise Nyssen : "Le rapport éducation-culture m'importe énormément"

 […] « Aviez-vous imaginé être ministre un jour ?
F.N. :
Jamais ! Surtout pas. Mais on ne dit pas non quand on vous appelle. J'ai un profond respect de la République, on a une responsabilité, donc on y va.

Quelle ministre de la Culture voulez-vous être ?
F.N. :
Quand on est éditeur, on est très préoccupé par la diffusion. La culture, on doit l'accompagner dans sa création et dans sa diffusion aussi. C'est une possibilité de lien social à recréer avec les gens, en général.

De quelle culture serez-vous la ministre ?
F.N. :
La culture nourrit tout, c'est la relation à la beauté, à l'environnement des idées, elle embellit notre vie. C'est important de la faire partager, on ne doit plus être dans l'entre-soi. »[…]

Le Figaro, « Françoise Nyssen, une éditrice sur tous les fronts »

[…] « C'est une enfant plutôt secrète qui peuple sa solitude en dévorant des romans. Malgré ce goût précoce pour la lecture, elle choisit de faire des études de sciences, parce que cette discipline lui paraît plus simple que la littérature. (…) En 1978, elle emménage à Paris où elle travaille au ministère de la Culture, à la direction de l'architecture. Mais très vite, elle rejoint son père Hubert Nyssen pour l'aider dans son projet de maison d'édition. C'est là qu'elle rencontre son second mari Jean-Paul Capitani qui entre aussi dans l'aventure d'Actes Sud. La maison d'édition, qui ouvrira des bureaux à Paris mais dont le siège social reste à Arles, agrège autour d'elle un espace culturel, un cinéma, une librairie et une salle de concert, qui attire des artistes de toutes les disciplines. » […]

Slate, « Chère Françoise Nyssen, je vous adore, mais... »

[…] « Enfin, et surtout, si à première vue, elle parait ô combien légitime au poste de ministre de la Culture, on en est pas moins face à un vrai problème de conflit d'intérêts. Comme me l'a soufflé un confrère, «c'est comme si  Hulot avait des actions EDF». En effet, comme le stipule le Comité des ministres du Conseil européen aux États membres, «un conflit d’intérêts naît d’une situation dans laquelle un agent public a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles». Or, les décisions que devra prendre Françoise Nyssen ne vont pas concerner que le cinéma, les intermittents ou les droits d'auteur. La politique culturelle concerne aussi le livre et les choix qu'elle fera auront nécessairement un effet direct sur les finances et l'activité d'Actes Sud, ainsi que sur les librairies et les maisons d'éditions placées sous pavillon Actes Sud. Si on ne peut soupçonner Françoise Nyssen d'âpreté au gain ou de népotisme, le problème mérite d'être soulevé. »[…]

Bonus, un entretien accordé à Télérama en 2015.

F Nyssen.png

Photo : Capture d’écran vidéo MProvence TV.

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