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A l’école du livre

Slate, Xavier High School, Erin Lockwood, Banon, Positivr.fr

L’école reste le meilleur endroit pour faire découvrir la lecture et la littérature aux jeunes. Deux initiatives permettent de s’en persuader.

Les livres de la récréation

« C’est quand même très agréable ce moment de cohésion dans le silence. C’est assez remarquable un silence de cette qualité-là. » dit un professeur collège de Banon (Alpes-de-Haute-Provence). Ce qui motive cette satisfaction c’est une initiative que raconte le site Positivr.fr : « Si vous vous promenez dans les couloirs de ce collège après l’heure du déjeuner, vous serez sans doute surpris par un silence complet… Depuis la rentrée de septembre, c’est en effet devenu un rituel : des élèves à la cantinière en passant par le principal et le secrétaire, plus personne ne parle, plus personne ne bouge, plus personne ne travaille… mais tout le monde lit ! Lumière sur une initiative exemplaire qui a l’air de faire énormément de bien à tous ! »

L’idée : « entre 13h40 et 14h05, il y est interdit de faire autre chose que de lire. On peut lire n’importe quel livre, n’importe où ET dans n’importe quelle position, mais on est obligé de lire ! »

Un succès que commente ainsi la principale du collège : « On est parti un peu à l’aventure en se disant, « c’est une injonction de demander aux gens de lire chaque jour à la même heure ». On s’est inquiété. On s’est dit ça va marcher trois fois, quatre fois… et ça fait des mois que ça dure ! »

Lettres lycéennes à un reclus

Dans un récent blog j’évoquais la série d’articles publiés par Slate sur les Mystères d’écrivains. L’un d’eux raconte un exercice que donna en 2006 à ses élèves de troisième Erin Lockwood professeure d’anglais à la Xavier High School, une école privée catholique pour garçons de New York.

Ce devoir donné aux élèves consistait à convaincre une personne recluse de répondre à leur lettre, le mot « “Reclus” devait faire parti du vocabulaire à apprendre, à ce moment-là. » précise Slate.

L’un d’entre eux répondit une longue lettre. Un exercice qui laissera des traces puisqu’un ancien élève écrit à son propos :« Ce que j’ai retenu de la lettre de Kurt Vonnegut, c’est que pour grandir, il faut être heureux de faire ce que l’on fait. En être fier. Trop souvent, les gens sont impitoyables envers eux-mêmes. ça vaut même pour moi. J’ai toujours traversé la vie en voyant les étapes comme des pierres de gué. Avoir le bac: c’était ce que j’étais censé faire. Entrer à la fac : c’était ce que j’étais censé faire. Passer mes diplômes : ce que j’étais censé faire. Il y a tant de réussites que nous prenons pour acquises… Nous ne pouvons pas grandir en tant que personnes sans prendre un peu de recul et apprécier ce que nous avons fait pour nous-mêmes. »

Photo : capture d’écran du reportage de France 3 au collège de Banon à voir sur Positivr.fr.

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