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  • La BD à suivre sur notre écran de téléphone

    Les tirages de la bande dessinée sont impressionnants pour le secteur de l’édition toujours en quête de lecteurs, mais ce marché déjà florissant a vu dans le numérique l’opportunité d’accroître sa diffusion.

    En France, plusieurs diffuseurs proposent de lire sur écran de nombreux albums, parmi eux on peut citer izneo (dont 50% a été racheté par la FNAC), bdbuzz, Sequencity, avecomics, etc.. La plupart proposent une lecture en pleine page pour les tablettes, ou case par case, d’albums parus au format papier ce qui amène les éditeurs, et les réseaux de libraires, à investir ces plateformes comme le détaille cet article de Lettres Numériques.

    Un phénomène apparu dans les années 1990 aux Etats-Unis comme le raconte Neuvième Art 2.0 qui nous propose une histoire de la bande dessinée numérique, un  dossier très complet signé Julien Baudry.

    Si Internet a offert un support inédit à la bande dessinée, les smartphones vont sans doute eux aussi apporter du nouveau dans ce domaine avec l’arrivée des « webtoons » venus de Corée du nord. Une autre façon de lire la BD comme l’explique RFI : « Les auteurs coréens ont commencé à publier leurs BDs en ligne il y a dix ans, alors que les éditeurs papier disparaissaient les uns après les autres. Ces webtoons – contraction de web et cartoon – sont devenus une industrie florissante, avec des dizaines de sites, des milliers d’auteurs. Si l’on inclut les produits dérivés, c’est un marché évalué à 320 millions d’euros, qui devrait doubler d’ici deux ans. Un Coréen sur trois en lit au moins une fois par semaine. »

    BSC news consacre un article à la la plate-forme Delitoon en écrivant : « Loin de concurrencer le livre, Delitoon cherche à dynamiser un marché culturel et à moderniser la lecture de la bande dessinée. La plateforme, tente d’innover afin de rendre la lecture mobile et accessible en élargissant sa capacité de diffusion. », et conclut : « Entre addiction aux séries et puissance de l’image », Delitoon promet une lecture accessible partout et à tout instant. »

    Webtoons.png

    Photo izneo.

  • La deuxième vie des livres de poche

    Dans le domaine du livre toutes les aventures semblent encore possible. Sous le titre « En Bretagne, un spécialiste du livre de poche tient tête à Amazon », Le Parisien nous raconte celle de Benjamin Duquenne.

    Livreenpoche.pngSon idée est toute simple : « Depuis 2002, il offre une nouvelle vie en ligne aux livres d'occasion. Livrenpoche, petite entreprise « à taille humaine », au fonds colossal de 200 000 ouvrages, est aujourd'hui l'un des rares en France à survivre face à des géants comme Amazon. Pour son quinzième anniversaire, la société, qui continue de grandir, s'apprête à embaucher « un, voire deux salariés » et à ouvrir une annexe pour accueillir un stock global de 400 000 livres. »

    Au départ collectionneur, Benjamin Duquenne a ensuite utilisé Internet pour vendre ses titres devenus trop nombreux. La création d’un site lui a permis de toucher aussi bien les particuliers chercheurs d’occasions que les collectionneurs. Un outil qui reçoit quotidiennement la visite de 3500 visiteurs et qui a permis de vendre depuis 2002 plus de 1,4 millions de livres tous thèmes confondus.

    Les livres sont proposés par genres (Actualité, Arts, Jeunesse,Ecologie, SF, Fantasy, Santé, Scolaire), et plusieurs rubriques sont plus spécialisées « Bonnes affaires », « Livres récents ». on y trouve même des BD et Mangas et des livres neufs.

    Livreenpoche, dont le slogan est « nos livres ont une histoire », se distingue aussi par une approche différente de son activité marchande : « Loin des groupes internationaux, Livrenpoche compte 6 salariés et s'est implanté dans une petite Zone Artisanale locale. Les livres proposés à la vente ne proviennent que de notre stock. Chacun des livres d'occasion proposés à la vente ont été identifiés par nos opérateurs. Cela permet de répondre à une demande précise, une gestion des commandes en direct. En cas de réclamation, d'y répondre avec souplesse et facilité.»

    Longtemps on a cru que le numérique allait faire disparaître le livre papier, l’initiative de Benjamin Duquenne démontre que non seulement il continue à vivre, mais qu’il peut avoir plusieurs vies.

    A lire sur le même sujet un article du Journal du Net (2003) qui raconte la genèse du projet, et le test du site fait par Geekroniques (2017).

    Photo du site Bretagne-Bretons.

    Livreenpoche-V2.jpg

  • Sur un air de Nina Simone*

    en-attendant-bojangles.jpgAvez-vous lu « En attendant Bojangles » ? Si oui, vous êtes un des 150 000 lecteurs de ce roman d’Olivier Bourdeaut, paru en janvier 2016.

    Un vrai best-seller publié par les éditions Finitude qui le résument ainsi : « L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. »

    Un livre dont peu d’éditeurs voulaient, envoyé par la Poste et qui finit couvert de prix en 2016 : Grand Prix RTL / Lire, Le Roman des étudiants France Culture / Télérama, Prix roman France Télévisions, Prix Emmanuel-Roblès, Prix de l’Académie de Bretagne, Prix Hugues Rebell, et la liste n’est pas close.

    Une aventure éditoriale que L’Express raconte : "Qui aurait parié 1 kopeck sur ce premier roman d'un inconnu de 35 ans, au titre dissuasif, publié par une toute petite maison bordelaise, Finitude ? "Sûrement pas moi ! confie Bourdeaut, yeux clairs, mèche BCBG et éternel pull bleu sur une chemise blanche, qui le font ressembler à ces personnages de play-boy désenchantés des romans de Fitzgerald qu'il affectionne tant. Toute ma vie, j'ai été un loser. Mon seul diplôme, c'est mon acte de naissance."  

    20 minutes nous rappelle que c’est l’intuition de deux éditeurs, Thierry et Emmanuelle Boizet, qui a permis la découverte du livre et de son jeune auteur : « « On ne peut jamais savoir quel va être le succès d’un livre mais il y a des signes. Dès qu’on l’a eu entre les mains, on a vu qu’il avait un potentiel, mais cela ne fait pas tout. Il a été très vite acheté par de très grosses maisons d’édition à l’étranger dès fin septembre, avant sa sortie en France en janvier », raconte Thierry Boizet. L’auteur avait aussi envoyé son manuscrit à cinq éditeurs parisiens qui n’ont pas répondu ou ont refusé de le publier. La petite maison d’édition bordelaise, créée et tenue par le couple, est la seule à accepter de publier l’auteur. »

    Et Thierry Boizet dévoile leur secret d’éditeurs : « On a toujours publié au coup de cœur, les auteurs qu’on aimait. Des auteurs morts comme Raymond Guérin ou Georges Perros par exemple. On recherche des inédits, comme les textes d’Herman Melville ou plus rarement, on réédite. »

    Cette histoire fait partie des belles surprises de l’édition. J’ai souvent rappelé dans ce blog que le manuscrit de Harry Potter avait été refusé par de nombreux éditeurs, il ne reste à souhaiter à Olivier Bourdeaut et aux éditions Finitude le même succès.

    * "L'histoire et les mots venaient tout seuls, de manière sautillante. Et puis, j'ai eu un gros coup de bol. Un ami avait rempli mon iPod de musique et un matin, pendant que j'écrivais, Mr. Bojangles, de Nina Simone, est passé. Ce morceau épousait exactement le cours de mon récit et j'ai décidé de l'intégrer à mon roman." Olivier Bourdeault dans L'Express.

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