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Une librairie à Venise, le prix Pénélope, et un Tartuffe inédit

UNE LIBRAIRIE FERME A VENISE

Dans Livres Hebdo : 

« Dominique Pinchi a fermé la Librairie française de Venise, qu'il avait fondée avec Ornella Caon il y a 40 ans. Après des années de résistance face aux agences immobilières, aux magasins pour touristes et aux restaurants, sa libraire, créée en 1976, a baissé le rideau. "C'est impossible de continuer" a-t-il expliqué dans la presse locale. Le nombre de lecteurs baisse, la vente par Internet est devenue la norme et la culture française n'est plus aussi présente qu'avant. Dans un entretien à La Croix il y a deux ans, il constatait amèrement: "Je ne vends plus de dictionnaires de français! Il n’y a plus de délégué culturel français à Venise, nos auteurs contemporains ne sont pas connus, pas traduits, le message ne passe plus… " Personne n'a voulu l'aider. La municipalité comme le gouvernement régional n'ont pas répondu à ses appels. "Les politiques ont été insensibles à nos demandes, malgré l'apport culturel de notre lieu". Un restaurant s'installera en lieu et place du magasin, signant une défaite pour la culture dans l'une des villes les plus touristiques du monde.

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LE PRIX PENELOPE

Dans 20 minutes :

« Tout est parti d’un simple post-it. « Guerre et Paix : Un gros bouquin avec pas mal de trucs qui se passent. Signé Pénélope Fillon », pouvait-on y lire. En recevant ce message, Gérard Picot avoue qu’il n’a pas pu s’empêcher « d’éclater de rire ». Ni une ni deux, le directeur du Festival du livre jeunesse de Villeurbanne (Rhône) a eu l’idée de lancer le « Prix Pénélope » : un concours de fiches de lectures n’excédant pas trois lignes.

Lancé sur la page Facebook « Improbables Librairies, Improbables Bibliothèques » qui réunit 235.000 amateurs de littérature, le concours a incité plus d’un millier d’internautes à chroniquer en moins de trois lignes des grands classiques de la littérature. Quelques exemples :

- A la recherche du temps perdu (Marcel Proust) : « Pas mal mais les phrases sont un peu longues. C’est un peu triste quand il ne le retrouve pas à la fin 

- L’assommoir (Emile Zola) : « Des pauvres qui picolent au lieu de travailler ! Et ça n’a pas changé ! »

- L’Odyssée (Homère) : « C’est un mec qui décide de prendre un bateau pour rentrer chez lui où sa femme l’attend. Bilan : il met 10 ans. Moralité : boire ou naviguer, faut s’décider ! »

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UN TARTUFFE INCONNU

Dans L’Ecole des lettres / Actualités :

« Le 30 janvier 2017 s’est déroulée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne une lecture d’un Tartuffe inconnu jusqu’alors, retrouvé ou plutôt reconstruit par Georges Forestier, chercheur en littérature et spécialiste du théâtre classique français du XVIIe siècle et par Nicole Grellet et son atelier de théâtre.

Il s’agissait de reconstituer la préfiguration de la pièce, qui sera jouée en costume le 24 avril prochain dans le même lieu.

Car il y a un Tartuffe inconnu, de 1664, en trois actes et qui fut interdit, on verra pourquoi en allant assister à la représentation. Le personnage ne connaît pas le même sort que celui de l’imposteur que nous rencontrons dans la pièce en cinq actes, pièce moraliste avec « un IIe acte un peu hors d’œuvre et un Ve acte trop politique ».

Au contraire la version en trois actes est une satire d’un Molière humoriste, et ce Tartuffe-là n’est pas un imposteur.

Cette pièce reconstituée est bien l’œuvre authentique d’un Molière irrévérent et humaniste, qui n’avait pas composé avec la censure ou la morale. »

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