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  • Connaissez-vous la Revue des deux Mondes ?

    Revue_des_Deux_Mondes_-_1829_-_tome_1.jpgL’indispensable Wikipedia nous dit d’elle : « La Revue des deux Mondes, recueil de la politique, de l'administration et des mœurs fut fondée le 1er août 1829 par Prosper Mauroy et par Pierre de Ségur-Dupeyron, et éditée par François Buloz pour donner une tribune aux idées en France en relation avec les autres pays d'Europe et avec le continent américain en particulier » … « En janvier 1830, son titre devient Revue des deux mondes. Journal des voyages, de l'administration et des mœurs, etc., chez les différents peuples du globe ou archives géographiques et historiques du XIXe siècle ; rédigée par une société de savants, de voyageurs et de littérateurs français et étrangers. ».

    A son propos Europe 1 écrivait il y a peu : « La Revue des deux mondes, l'une des plus anciennes revues d'Europe, s'appuie sur un passé littéraire brillant avec des collaborateurs comme George Sand, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Dumas ou Musset. Désormais tournée surtout vers la politique et l'Histoire, la publication mensuelle fait sa une ce mois-ci sur François Fillon. Ses "dîners du Cercle" accueillent des personnalités politiques éclectiques dont, depuis 2014, Anne Hidalgo, Bruno Le Maire, Valéry Giscard d'Estaing ou encore Emmanuel Macron, selon le site de la revue. » Et ajoutait cette précision : « Après Michel Crépu, parti à la NRF chez Gallimard, sa direction est désormais assurée par Valérie Toranian, ex-patronne de Elle. »

    A l’occasion de son changement de direction en 2015, Le Monde des livres lui consacrait un article dans lequel on pouvait lire : « Depuis cinq mois – depuis, exactement, que Valérie Toranian, ancienne directrice du magazine Elle, en a repris les rênes – la revue modérée a pris un drôle de tournant, servant à ses lecteurs des plats particulièrement relevés avec des interventions ou interviews d’Eric Zemmour, Michel Onfray, Michel Houellebecq, Régis Debray : c’est un festin du pessimisme prophétique et réactionnaire. Les couvertures agressives et la mise en scène des dossiers ne font pas dans la dentelle, ­tirant la revue vers la polémique à l’arme lourde. Le virage inquiète plusieurs ­contributeurs : ils y voient une rupture avec le patrimoine génétique de la revue. Il est vrai que sont désormais aux commandes deux anciens patrons de la presse magazine. Deux, oui, car Franz-Olivier Giesbert, 38.jpegancien directeur du Point, compagnon à la ville de Valérie Toranian et ami du propriétaire de la revue Marc Ladreit de Lacharrière, a fait irruption en mars au comité de rédaction de façon specta­culaire puisque, aux dires de témoins ­effarés, ce fut pour FOG l’occasion d’une grande bouffée d’anti-intellectualisme ponctuée par ce mot d’ordre : « Il faut arrêter d’enculer les mouches. » Lancée dans l’un des lieux les plus policés du débat ­intellectuel français, la phrase a fait sensation. »

    En janvier 2017, la Revue des deux Mondes à fait parler d’elle à propos de la collaboration dans le passé de la femme d’un candidat à l’élection Présidentielle, mais c'est un autre histoire.

    Photo : la couverture du numéro daté de février-mars 2017.

  • De la BD, de « vrais » livres, et de la culture en campagne

    De la bande dessinée

    « J’ai lu tardivement. Je lisais des BD quand mon frère lisait déjà le Monde et de vrais livres. » déclare l’écrivain Christophe Carpentier à Libération qui lui consacre un article.

    Encore en 2017, la bande dessinée a toujours du mal être prise au sérieux par le monde de l’édition. Pourtant les chiffres de vente sont là pour prouver qu’un véritable public existe A elle seule la réédition de la version colorisée de « Tintin au pays des Soviets » s’est retrouvée e tête du Top 20 des meilleures ventes de livre. L’ouvrage à été imprimé à 300 000 exemplaires auxquels se rajoutent 50 000 exemplaires en édition de luxe.

    On pourra aussi le constater à l’occasion du 44ème festival international de la BD d’Angoulême qui ouvre ses portes le 26 janvier.

    En attendant France Info imagine le futur palmarès de la manifestation et les auteurs cités tel que Daniel Clowes, Taiyou Matsumoto, Ancco, Stéphane Oiry, Lewis Trondheim, ou Riad Sattouf, démontrent que l’univers de la BD a beaucoup évolué depuis Tintin.

    D’autres prix ont déjà été décernés : le prix de la BD Fnac 2017 à L’été Diabolik de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse (Dargaud), et le prix René Goscinny à Emmanuel Guibert pour l’ensemble de son œuvre.

     

    De « vrais » livres

    Le Figaro a publié le palmarès des « plus gros vendeurs de livres » en 2016. Les dix premiers sont : 1. Guillaume Musso: 1.833.300 exemplaires, 2. Michel Bussi 1.135.300, 3. Anna Todd: 1.025.100, 4. Marc Levy: 1.024.200, 5. Harlan Coben: 797.200, 6. Françoise Bourdin: 679 300, 7. Laurent Gounelle: 675.400, 8. Gilles Legardinier: 604.000, 9. Elena Ferrante: 560.900, 10. Mary Higgins Clark: 546.200.

    Commentant ses chiffres le quotidien 20 minutes écrit : « Alors que l’écrivain qui vend le plus de livres en France est, sans surprise, Guillaume Musso avec 1.833.300 exemplaires vendus en 2016, la seconde place est occupée… par un professeur de géographie à l’université. » et précise « Michel Bussi, chercheur au CNRS spécialisé en géographie électorale et professeur de géographie à l’université de Rouen est aussi romancier à ses heures. Il a vendu 1.135.300 de ses polars, qui se déroulent le plus souvent en Normandie. »

     

    La culture en campagne

    Livres Hebdo dévoile les 4 affiches diffusées dès le 23 janvier par la Fondation Cultura qui veut interpeller les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils placent la culture au centre des débats politiques. Extrait de l’article : « "La culture est un levier de cohésion sociale et d’épanouissement", souligne la fondation d’entreprise dans un communiqué, "convaincue [qu’elle] permettrait d’apporter beaucoup de réponses aux maux de notre société". Créée en 2001, la Fondation Cultura a pour objectif de développer la culture et la rendre accessible au plus grand nombre, y compris aux populations qui en sont éloignées. »

    visu_a3_campagne_fondation2.jpg

  • Frédéric Pajak, écrivain, dessinateur, et éditeur

    Sur Frédéric Pajak, Christophe Gallaz a écrit sur son blog : « Ces travaux, qui paraissent disparates, sont en réalité soumis au principe cardinal d'une démarche artistique intime. Frédéric Pajak cherche l'introuvable en parfaite conscience de l'insuccès qui frappera cet effort. Il incarne d'ailleurs cette fatalité de toute sa personne. Même appuyé sur des travaux de documentation acharnés qui lui donnent à connaître en détail les figures de Luther, de Pavese, de Joyce ou de Nietzsche, il réserve d'instinct une part de son intelligence aux stratégies du flottement qui capte avec bonheur ou reste bredouille. »

    Frédéric Pajak est un écrivain complexe, prolifique et un dessinateur passionné de dessin, un intérêt qu’il manifeste en éditant de très beaux livres et en organisant des expositions comme celle présentée en 2015 à la Halle St Pierre à Paris et qui attira des milliers de visiteurs.

    Comme auteur il vient de publier le cinquième tome de son « Manifeste incertain » (Les Éditions Noir sur blanc), dans lequel il retrace « Errance existentielle, errance artistique » du peintre Vincent Van Gogh.

    A propos du tome 3 qui a obtenu en 2013, le prix Médicis Essai, Télérama écrivait : « On ne sait pas précisément, l'auteur lui-même ne peut l'affirmer avec certitude, combien de volumes comptera ce Manifeste incertain, dont la publication a commencé il y a deux ans. C'est sans doute l'une des caractéristiques de l'écrivain et dessinateur Frédéric Pajak que de n'en avoir jamais terminé. Avec quoi ? Avec rien. Ni avec son autobiographie, dont ses ouvrages, rêveurs, ironiques et anxieux, offrent tous des fragments obsédants, flagrants ou discrets, écrits ou dessinés. Ni avec ces conversations dans lesquelles il est ­engagé, depuis longtemps, avec un certain nombre d'écrivains – citons Nietzsche, Pavese, Robert Walser, Apollinaire, Martin Luther, Joyce... –, qui lui sont comme des intercesseurs, des frères en humanité dont les vies et les œuvres constituent un support à sa méditation sur ce « métier de vivre » admirablement énoncé par Cesare Pavese. »

    Chaque ouvrage est illustré par des dessins de l’auteur.

    En tant qu’éditeur Frédéric Pajak est aussi un découvreur de talents et le créateur d’une maison d’édition spécifiquement dédiée au graphisme Les Cahiers dessinés. A son catalogue on trouve pêle-mêle les signatures de Chaval, Martial Leiter, Marcel Bascoulard, Cardon, Pierre Alechinsky, Gébé, Hervé Di Rosa, Mix & Remix, Bosc, Anna Sommer.

    Longtemps nichée au sein des éditions Buchet-Chastel maison racheté en 2001 par Vera et Jan Michalski, Les Cahiers dessinés sont désormais autonomes. Ils viennent de publier « Topor – Voyageur du livre », « Tomi Ungerer – Pensées secrètes » et « Laplace – Sauf erreur », et participeront à la grande exposition consacrée à Roland Topor que présentera la BnF en 2017.

    Les Cahiers dessinés seront également présents dans le cadre du prochain festival de la bande dessinée d’Angoulême.

    Frédéric Pajak était un des invités de La Grande librairie diffusée le 19 janvier 2017.

    Frédéric Pajak, La Grande librarie, Roland Topor, Les Cahiers dessinés,  Chaval, Martial Leiter, Marcel Bascoulard, Cardon, Pierre Alechinsky, Gébé, Hervé Di Rosa, Mix & Remix, Bosc, Nietzsche, Pavese, Robert Walser, Apollinaire, Vincent Van Gogh, Télérama, édition Noir sur blancMartin Luther, JoyceAnna Sommer, Laplace, Tomi Ungerer,  Buchet-Chastel

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