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  • La librairie Mollat fête ses 120 ans

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    Fondé en 1896, la librairie Mollat célèbre sa longue existence avec un évènement exceptionnel, comme nous l’apprend Livres Hebdo : « A Bordeaux, à l'occasion de la célébration, cette année, de ses 120 ans, Mollat réalise le fantasme de ses clients : se laisser enfermer toute une nuit dans la librairie. La première des quatre nuits blanches ainsi programmées aura lieu le 29 avril. »

    L’édition régionale de 20 minutes nous en dit plus sur le déroulement de cette nuit à laquelle participeront 120 personnes : « François Guérif, éditeur et directeur de la collection Rivages/Noir orchestrera la soirée, notamment en présentant les deux auteurs invités. Le premier, Luc Chomarat, vient de publier aux éditions Rivages Un trou dans la toile. Le second, Hervé Le Corre, est un enseignant et écrivain bordelais qui écrit des romans policiers depuis une dizaine d’années. Il a notamment publié en 2014 Après la guerre aux éditions Rivages/Thriller. Des conférences, jeux, animations et grignotages seront proposés tout au long de la soirée et de la nuit. » Précision pratique du journal « Des lits de camp seront installés un peu partout dans la librairie pour les noctambules assoiffés de littérature et un petit-déjeuner est même prévu aux alentours de 7 h. »

    Une enseigne centenaire dont Sud Ouest raconte l’aventure : « L'histoire commence avec l'arrière grand- père de Denis Mollat, l'actuel directeur, Albert, qui décida de quitter son Cantal natal en 1896 pour venir seconder son cousin Bourlange, libraire dans la Galerie bordelaise depuis 1845. Développant très vite un sens du commerce très affûté, il acquiert les lieux en 1928 mais, face à l'exiguïté, décide de s'installer rue Porte-Dijeaux dans une ancienne demeure de Montesquieu, qu'il baptise « Chez Montesquieu ». Les Bordelais, eux, l'appellent « Chez Mollat ». Ses deux fils, Albert Junior et Jean, lui succèdent en 1949, avant d'être rejoints par le petit-fils William, qui a l'idée en 1968 d'empiéter progressivement sur les commerces voisins, porté par l'engouement pour les livres de poche et la révolution culturelle. »

    Depuis toujours, Mollat a affirmé sa vocation de librairie généraliste et on y trouve aussi bien des romans, que des livres de droit ou d’architecture, sans oublier la littérature jeunesse et la bande dessinée. La librairie est également très présente sur Internet où la vente en ligne représente environ 1 million de recette sur un chiffre d’affaires global de 26 millions d’euros (2014). Au printemps 2016, elle devrait ouvrir un nouvel espace de 1 000 m2, 8, rue Vieille-Tour, toujours à Bordeaux.

    Le site Internet de la librairie Mollat.

    A relire : En 2012, ce blog consacrait une de ses chroniques à la librairie Mollat.

    Photos : Zéphir - Mollat/Sud Ouest.

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  • Shakespeare or not Shakespeare

    John Florio, Lamberto Tassinari,Daniel Bougnoux,Muriel Mayette-Holtz, Rémy Cordonnier,William Shakespeare, Voltaire, Alfred de Vigny, Pierre Loti, André Gide, Bernard-Marie Koltès,  Jean­-Michel Déprats, François-Victor Hugo, Nicole MalletWilliam Shakespeare, le célèbre dramaturge anglais, qui vécut de 1564 à 1616, et dont les œuvres théâtrales sont encore jouées aujourd’hui a-t-il réellement écrit les textes qu’on lui prête et a-t-il vraiment existé ? Autant de questions qui resurgissent à l’occasion de la célébration des 400 ans de sa mort.

    Des preuves de son existence, les éditions des Saint Pères, en avancent une en publiant une reproduction de son testament, propriété des archives nationales de Londres. Imprimé à une centaine d’exemplaires, ce document permet, selon Le Huffington Post, de découvrir « trois des six signatures de William Shakespeare identifiées dans le monde. »

    Le Monde consacre un article à la traduction des textes de Shakespeare par François-Victor Hugo, le fils de Victor Hugo, « une traduction jugée fondamentale par Nicole Mallet, professeure émérite à l’université de l’Alberta (Canada) car « c’est la première à être véritablement fidèle au texte. »

    On apprend au passage que d’autres auteurs s’y sont essayés avant lui : « Voltaire, Alfred de Vigny, Pierre Loti, André Gide, Bernard-Marie Koltès » et qu’actuellement « Jean­-Michel Déprats, maître de conférences en littérature anglaise et en études théâtrales à l’université Paris-­X, travaille à une nouvelle traduction en cours de publication dans la « Bibliothèque de la Pléiade ». »

    Selon Wikipedia les œuvres complètes de William Shakespeare ont été éditées en 18 volumes, par les éditions Pagnerre de 1859 à1866, et en 1970, ce sont les éditions Garnier Frères qui ont publié Théâtre complet, une réédition partielle en 4 volumes.

    Des textes qui font référence puisqu’ils sont encore joués à la Comédie-Française comme le confie au Monde Muriel Mayette-Holtz, administratrice générale de la Comédie-Française (2006 à 2014) et qui a mis en scène Songe d’une nuit d’été présenté jusqu’au 25 mai 2016, Salle Richelieu : « C’est une traduction forte, littéraire, classique, difficile. C’est une langue qui a un corps, et qu’en tant que comédien il faut affronter et manger, pour ensuite pouvoir jouer. Le jeu est d’abord physique, et ce texte-­là le montre et le permet ».

    Autre trace de l’auteur, ou plutôt de son œuvre, la découverte en 2014 par la bibliothèque de la ville d’Omer (Pas-de-Calais) d’un « "First Folio" ("Premier Folio"), première compilation des œuvres théâtrales de William Shakespeare datant de 1623 » comme nous le révèle France 3 : « Il s'agit du 231e exemplaire retrouvé dans le monde, et le 2e en France", a expliqué Rémy Cordonnier, 31 ans, responsable des fonds patrimoniaux, à l'origine de l'étonnante découverte. »

    Si les écrits sont bien réels, beaucoup doutent encore de l’identité de leur auteur. Deux ouvrages récents « John Florio, alias Shakespeare » (éditions Le Bord de l’eau), de Lamberto Tassinari, et « Shakespeare : Le choix du spectre », de Daniel Bougnoux (Impressions Nouvelles), relancent la controverse. Un mystère que tente également d’élucider le site de La Société française Shakespeare en compilant nombre d’articles consacrés à cette question.

  • Les hauts et les bas de la librairie

    « Tant que nous maintiendrons en vie des lieux ouverts, espaces de respirations, de parole libre et d’échanges entre lecteurs, auteurs et éditeurs, nous saurons écouter le bruit du monde. Ma nouvelle librairie (photo) porte un sous-titre : l’Esprit du large », ainsi parle Marie Hirigoyen qui après après tenu une librairie en Bretagne, puis à Lyon, s’installe 5 rue Port de Castets à Bayonne, un lieu « « idéalement placé près d’un fleuve comme la Nive, près d’un pont vivant et animé, dans ce désir d’être un relais de son activité culturelle ».

    Le site Eklektika qui annonce la bonne nouvelle poursuit : « La librairie possèdera des dénominateurs communs avec celles aux alentours, de la section jeunesse aux grands titres attendus par ses clients, mais l’accent sera concrètement porté sur la littérature de voyage, « qui est à la fois portée par les grands espaces et par une grande profondeur »». Inauguration le 17 juin.

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    « Pendant 16 ans, j'ai eu la prétention de croire que je pouvais apporter quelque chose à la ville et aux gens, d'ici et d'ailleurs, pour celles et ceux qui n'ont fait que passer... De la joie, du plaisir, de l'originalité. De l'intelligence et de l'élégance aussi. De la douceur, de la beauté mais aussi un peu de brutalité pour ne pas rester dans le mou ou dans l'indifférence. J'y suis certainement arrivée, en partie. » Interviewée par Actualitté Géraldine Frognet de la librairie La lettre écarlate à Arlon (Belgique) évoque les difficultés de son métier. « Au bord du gouffre » en avril 2015 elle décide malgré tout de continuer après l’attentat de Charlie Hebdo : « J’ai toujours considéré mon métier comme une forme de résistance, ou de combat contre la bêtise. C’est certainement quelque chose que tous les libraires indépendants peuvent comprendre et partager ». Depuis la situation de la librairie ne s’est pas améliorée et même si elle n’est pas encore en faillite, Géraldine Frognet arrête.

    Librairies toujours, le site On l’a lu, présente dans chacun de ses numéros un libraire et l’invite à nous faire part de ses « coups de cœurs ». Dans sa lettre aux abonnés datée du 21 avril, on découvre L’émoi des mots, 25 rue Descartes, 75005 Paris, présentée ainsi : « Atelier. Toute l’originalité de cette nouvelle librairie du Quartier latin inaugurée en janvier dernier tient en ce mot. Dans cet agréable lieu décoré de photographies d’auteurs en noir et blanc, vous trouverez des livres, mais pas seulement.  Au sous-sol sont organisés des ateliers d’écriture et de lecture pour grands et petits. Amoureux des mots, vous aurez compris ce lieu est pour vous et c’est Isabelle Collignon, ancienne RH dans la finance, qui en avait rêvé et qui l’a créé. (…) Et puis un jour, elle fait le grand saut et décide d’ouvrir la librairie de ses rêves et d’aller ainsi plus loin dans sa passion pour les livres. Mi-janvier 2016, dans le prolongement du prestigieux Lycée Henri IV, au pied du mur peint par Alechinsky, illustré d’un poème de Yves Bonnefoy, elle trouve un local qui auparavant était une salle de Pilates. Après s’être musclé les biceps, les gens du quartier vont avoir un nouveau lieu pour se muscler le cerveau. »

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