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  • Couverture de livre et image de la femme

    Kate Winslet, Diglee, Scarlett JohanssonCertains éditeurs ont résolu le problème en n’utilisant que la photo ou la typographie pour composer la couverture d’un livre. D’autres, préfèrent le dessin, des créations graphiques qui ne vont pas toujours sans problèmes.

    Le Huffington Post raconte la mésaventure arrivée à l’illustratrice Diglee a qui on avait commandé un dessin pour illustrer un roman : « Dans le résumé qu'elle reçoit pour concevoir son dessin, l’héroïne du roman est décrite comme "tout en formes" et "forte". La jeune femme pour s'assurer d'avoir bien compris demande à l'éditeur si la protagoniste est bien "ronde". Les réponses frileuses s'enchaînent. À chaque nouveau croquis, il est demandé à l'illustratrice de changer son héroïne pour qu'elle soit "moins ronde tout en étant pulpeuse" et qu'elle ait un "corps harmonieux et voluptueux" comme Kate Winslet ou Scarlett Johansson. Donc ceci, n'est pas un corps "harmonieux". »

    Sur son blog, Diglee reprend dans le détail et longuement, ses échanges avec l’éditeur et explique « j’ai décidé de publier une partie des échanges avec l’éditeur concerné parce qu’ils sont vraiment symptomatiques de l’intolérance latente qui règne dans le monde de l’édition (qui n’est sûrement pas le seul, mais qui est le seul que je connaisse de l’intérieur.) »

    A l’aide de nombreux croquis, l’auteure montre les différentes étapes de sa discussion avec l’éditeur et annonce avoir fini par renoncer à la commande.

    Il est assez rare qu’un illustrateur raconte par le menu ses démêlées avec ses employeurs, si Diglee a choisi de le faire c’est qu’elle estime que « Il était important de comprendre pourquoi MOI AUSSI j’avais été responsable de certains de ces standards excluants, en quoi mes images avaient aussi un impact, et à quel point j’étais régie par une image du beau complètement uniforme. Mon travail a considérablement évolué aujourd’hui, suite à cette remise en question. »

    A aucun moment, la maison d’édition n’est mentionnée, il faudra donc attendre la parution du livre et deviner son titre, pour connaître la « solution » trouvée à ce « problème » d'image.

    Dessin © Diglee.

  • Disparition de deux auteurs

    Jim Harrison, écrivain américain

    Sur le compte Facebook de La Grande Librairie François Busnel a écrit : « C’est avec une immense tristesse que je viens d’apprendre la mort de Jim Harrison.
    Jim était l’un des meilleurs écrivains contemporains. C’était aussi un ami.
    La littérature vient de perdre l’un de ses grands maîtres, l’auteur d’une œuvre qui restera dans l’histoire des lettres comme une ode à la nature et à la construction de soi.
    Jim s’est éteint la nuit dernière, à 78 ans, dans sa maison de Patagonia, Arizona.
    Il nous laisse une œuvre capitale parsemée de pépites : « Légendes d’automne », « Dalva », « La route du retour », la série des Chien Brun… Vous êtes nombreux à avoir suivi, au fil du temps, nos rencontres filmées. Je vous propose de revoir le reportage que je lui avais consacré chez lui en 2011 à l’occasion de mes « Carnets de route » ainsi que le sujet diffusé en septembre 2015 dans « La Grande Librairie » - ce sont les dernières images de Jim. »

    Les Inrocks publient un entretien avec Jim Harrison datant de 1993. Titre : « Ce que je vois dans la nature n’a pratiquement jamais été décrit ».

     

    Alain Decaux, écrivain français

    Historien, Académicien, homme de radio et de télévision, ministre de la Francophonie, Alain Decaux est mort à l’âge de 90 ans.

    Le Point : « Qui pourrait imaginer aujourd'hui écouter un érudit filmé en plan fixe, seul derrière une simple table, narrant pendant près d'une heure les grands soubresauts de l'histoire de France ? C'est pourtant l'exercice qui fit la renommée d'Alain Decaux sur le petit écran, avec la bien nommée émission Alain Decaux raconte. »

    Le Figaro : « Auteurs d'une quarantaine d'ouvrages sur l'histoire, il fut le premier président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Il collabora aussi pendant plus de trente-cinq ans avec Robert Hossein et ses spectacles interactifs sur l'histoire auxquels il prêtait sa voix inimitable (Un homme nommé Jésus, Jules César, Jean-Paul II,...). « Il a amené le théâtre au grand public, j'étais un médiateur », disait Alain Decaux.

    Deux écrivains, deux univers, très éloignés, un redoutable exercice pour les médias qui doivent leur consacrer un hommage en parallèle.

  • Livre Paris peut mieux faire

    Bilan douloureux pour le dernier salon du livre à Paris, devenu Livre Paris, avec une baisse annoncée de 15% de ses entrées. En 2015, la baisse de la fréquentation était déjà de moins 10%.

    Le débat risque de s’ouvrir sur l’opportunité de cette manifestation et de son utilité pour les professionnels, et pour le public. Le site Actualitté.com ouvre la discussion avec un titre provocateur : « Livre Paris : plutôt que “vendre de la moquette”, réfléchir à “un véritable futur” », et débute ainsi son dossier « Quatre jours de livres, de lecture, de dédicaces, et la nouvelle manifestation parisienne, Livre Paris « a tenu ses promesses », jure le communiqué de presse. Quelles promesses ? Et à qui furent-elles formulées ? On l’ignore. Reste que cette « première édition du renouveau » rit fort, pour convaincre son auditoire. Parce qu’en réalité, le plus important Salon littéraire a essuyé une violente claque. »

    Un camouflet médiatique aussi car si les organisateurs revendiquent une meilleure couverture presse, des spécialistes du livre comme Augustin Trapenard (Canal+, France Culture) n’ont pas hésité à donner ouvertement leur avis négatif sur Livre Paris, que beaucoup continuent à appeler salon du livre de Paris (à revoir sur Actualitté.com).

    En cause, le sens d’une manifestation sans âme, où les exposants à chaque édition sont moins nombreux et paient leur stand très cher. En 2016, le droit d’entrée pour le public était de 12 euros, le prix d’un livre. Sans oublier le lieu, la porte de Versailles, vaste zone excentrée à la périphérie de Paris, et que beaucoup jugent inadaptée au livre.

    Pourtant les manifestations dédiées au livre peuvent séduire un large public. C’est le cas du Livre sur la place à Nancy avec ses 180 000 visiteurs, ou de St Maur en poche organisé par le très médiatique libraire Gérard Collard, et dont la 7ème édition se déroulera du 18 au 19 juin 2016 avec pour marraine Tatiana de Rosnay.

    Des évènements qui ont une approche plus culturelle et moins commerciale du livre, peut-être est-ce la clé du succès.

    Le prochain Livre Paris (Salon du livre de Paris) aura lieu du 23 au 26 mars 2017.

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