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  • Le livre à quel prix ?

    Les livres sont-ils trop chers ? Quelle est la valeur d’un livre ? Que gagne un auteur sur la vente de son livre ? Les livres numériques à quel prix ? Combien coûte un livre neuf ou d’occasion sur Internet ? Quelques réponses autour du prix d’un livre :

    « Beaucoup de gens écrivent, mais il n'y a que 3000 auteurs qui touchent plus de 7500 € par an, en France. Bien sûr, on citera toujours les 100 auteurs qui gagnent très bien leur vie, mais en réalité, être auteur, c'est très important. Parce que c'est un accomplissement, mais ce n'est pas, souvent, un métier à temps plein. C'est quelque chose que l'on fait en parallèle à un autre métier, ou on est enseignant, chercheur, ou écrivain avec l'espérance d'un prix, parce que c'est les grands prix qui permettent de faire exploser les compteurs, si j'ose dire.», Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition et PDG de Média Participations, « L'interview éco », diffusé sur France Info (source Actualitté)

    Lu dans Le Huffington Post « Dans cette librairie espagnole, le client choisit le prix de ses livres ». Début de l’article : « Prenez autant de livres que vous le souhaitez et payez le prix que vous voulez. C’est vous qui choisissez. Voici la philosophie - sans arnaque ni trucage - de Tuuu Librería, la branche la plus culturelle de l’ONG Yooou. Dans sa boutique de la rue Covarrubias, à Madrid, les livres ont de la valeur, mais pas de prix, et chaque euro déboursé sert à financer des projets de promotion de la lecture en Espagne et en Amérique latine. “Ce que nous voulons c’est que chaque citoyen nous donne ce qu’il veut ou ce qu’il peut, qu’il pense à la valeur des livres et ce que nous pouvons en faire, en toute liberté”, indique Carmen Chato, responsable du projet. »

    Augustin Trapenard, s’interroge dans Le and journal de Canal + « Combien touche un auteur par livre vendu ? » Réponse en video :

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    L’avis d’une auditrice de France Inter et la réponse du président directeur général du groupe Hachette Livre : « Soyez sympa, achetez des livres », répondra Arnaud Nourry, à cette auditrice qui, à l'antenne, revendiquera non sans audace qu'elle a choisi de pirater des livres numériques, plutôt que de les acheter. Trop chers, estime-t-elle, et ne reflétant pas le véritable coût de ce qu'est la dématérialisation des œuvres. »

    Enfin, les reproches du Syndicat de la Librairie Française détaillés par le site Next Inpact : « quand vous allez sur des marketplaces, il y a un mélange des genres entre l’occasion et le neuf. Des livres neufs sont proposés avec des réductions parfois de 25 %. S’ils sont neufs, c’est illégal. S’ils sont d’occasion, il y a quasiment une tromperie pour le consommateur, préjudiciable, car on lui inculque l’idée qu’il peut obtenir des livres neufs à un prix très inférieur à celui trouvé normalement ». Pour le SLF, « nous ne sommes pas contre les marketplaces ni les ventes d’occasion, nous voulons simplement de la transparence. Dans l’univers physique, quand vous allez dans les librairies Gibert par exemple, on sait ce qu’on achète, entre ce qui est d’occasion et ce qui est neuf. Sur Internet, et notamment Amazon, on dilue trop souvent la perception du prix unique. »


  • Dur d’être un auteur reconnu

    Peut-on vivre de son écriture ? J’ai déjà abordé le problème de ceux qui tentent de vivre de leur écriture. Un objectif de plus en plus difficile à atteindre si l’on en croit l’article du Monde « Inédit défilé d’auteurs en colère au Salon du livre ».

    « Romanciers, essayistes, illustrateurs, dramaturges, scénaristes ou encore traducteurs : entre 200 et 300 auteurs ont défilé samedi 21 mars à Paris dans les allées du Salon du livre afin d’alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur leur métier. Jamais en 34 ans d’existence le traditionnel rendez-vous du monde de l’édition n’avait été le théâtre d’une telle manifestation. Organisée par le Conseil permanent des écrivains (CPE) – qui regroupe 17 syndicats et associations d’auteurs – celle-ci fait suite à une lettre ouverte rendue publique cette semaine, signée à ce jour par plus de 1700 personnes et titrée : « A ceux qui oublient qu’il faut des auteurs pour faire des livres » »,  peut-on lire dans le compte rendu de cet événement rédigé par le journaliste Frédéric Potet. « Revenus dérisoires, incertitudes sociales, menace européenne, ... auteurs en danger ! Pas d’auteurs, pas de livres » peut-on également lire sur la banderole qui ouvre le cortège. (cf photo de l’article).

    jean d’ormesson,amélie nothomb,bertrand morisset,salon du livre de paris,victor hugo,eve roger,marc levy,françois bégaudeau,verticales,emmanuelle allibert,léo scheer,frédéric potet,jean birnbaum,conseil permanent des écrivains,selfiesDes auteurs dont le grand public a du mal à cerner le statut. Dans une vidéo qui accompagne l’article du Monde, le journaliste Jean Birnbaum évoque les « dédicaces et le désarroi » auxquels sont confrontés le auteurs présents au Salon du livre, et cite deux ouvrages : « Hommage de l’auteur absent de Paris » d’Emmanuelle Allibert (Leo Scheer) et « La politesse » de François Bégaudeau (Verticales), qui en parlent.jean d’ormesson,amélie nothomb,bertrand morisset,salon du livre de paris,victor hugo,eve roger,marc levy,françois bégaudeau,verticales,emmanuelle allibert,léo scheer,frédéric potet,jean birnbaum,conseil permanent des écrivains,selfies

    Autre problème, d’un autre ordre, celui des selfies avec les auteurs qui tendent à remplacer les dédicaces. Sur Europe 1, Eve Roger dévoile que Marc Levy « joue le jeu » des selfies. La star de l’édition (qui se classe parmi les écrivains préférés des Français avec Victor Hugo) déclare que « les séances de signatures deviennent des séances de gym », car précise-t-il « il faut se lever 200 à 300 fois, c’est hyper bon pour les abdos ».  Cependant, Marc Levy « quelque part trouve ça dommage » et raconte « On passe plus de temps à faire des photos qu’à dédicacer des livres ou à converser. avant on discutait autour des personnages, maintenant on discute autour de la façon de faire marcher l’appareil photo ».

    Un problème qu’évoque, toujours sur Europe 1, Bertrand Morisset, directeur du Salon du livre de Paris : « J’entends dire que les selfies on en a marre. Eh bien moi personnellement, j’en ai pas marre et je trouve personnellement que se photographier avec Jean d’Ormesson ou Amélie Nothomb, c’est plutôt sympa. Après, c’est bien d’acheter leur livre et de les lire ». ça leur permet aussi de vivre décemment de leur métier et de ne pas avoir à manifester dans les allées du salon du livre.

  • On ne lit pas assez de livres en France

    La situation doit être grave puisque même le site jeanmarcmorandini. com, en général spécialisé dans la télé réalité, s’en fait l’écho : « La France, championne des Nobel de littérature, lit de moins en moins selon une étude ».

    L’étude en question, c’est celle publiée  par le Centre national du livre (CNL), "Les Français et la lecture" réalisée par Ipsos-CNL et diffusée à quelques jours de l’ouverture du Salon du livre de Paris (20-23 mars 2015).

    Une situation résumée ainsi à l’AFP par Vincent Monadé, président du CNL, « Il y a une dynamique de lecture en baisse ». Et c’est le branle-bas de combat pour une hausse de la dynamique :

    « Les Français et la lecture : faut-il en faire une priorité nationale ? » s’interroge France Inter qui annonce que « C'est pour cette raison que le CNL labelisera 400 manifestations lors de la Fête de la Jeunesse du 17 au 31 Juillet, pour animer des instants de lecture sur les plages, les aires d'autoroutes, les places publiques. »

    « Les Français et la lecture : je t’aime, moi non plus » constate de son côté L’Obs qui résume l’étude en 4 questions (c’est toujours ça de moins à lire) : Les Français lisent-ils ?, Que lisent-ils ?, Quels sont les freins à la lecture ?, L’achat en ligne a-t-il pris le pas sur les librairies ?

    Si les données chiffrées analysées n’apportent aucune solution, elles font le constat qu’on lit moins. Les raisons invoquées sont « Le manque de temps, les loisirs, la presse et le multimédia », sans oublier « pour les jeunes, les chronophages jeux vidéo » (j’allais le dire), et que malheureusement les enfants vivant dans des milieux où on ne lit pas, lisent encore moins.

    C’est fou le temps qu’on perd à lire des études sur la lecture alors qu’il y a tant de livres à lire.


     

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