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  • Le livre en vacances

    Sur la route des vacances, ou au retour, pourquoi ne pas faire une halte culturelle ? La Charité-sur-Loire offre cette opportunité avec ses nombreuses librairies (12), certaines spécialisées, comme la Librairie Sheehy (26 rue des Hôtelleries) en livres de langue anglaise, ou la librairie Roman fleuve en BD (CD et vinyls), d’autres en livres anciens. Chacune mérite le détour et recèle peut-être le livre que vous ne cherchiez plus.

    La Charité-sur-Loire est la ville qui redonne une deuxième vie aux livres mais c’est aussi la cité qui accueille fin mai début juin le « Festival du mot » (10ème édition en 2014), des mots également célébrés sur de nombreux murs de la ville et par « La maison des mots ».

    Petit album souvenir :

    La Charité-sur-Loire, Festival du mot

    La Charité-sur-Loire, Festival du mot

    La Charité-sur-Loire, Festival du mot

    La Charité-sur-Loire, Festival du mot

    La Charité-sur-Loire, Festival du mot

    La Charité-sur-Loire, Festival du mot

  • Le salon de l’autofiction

    La littérature est faite de grandes œuvres, d’écrivains, et de personnages comme Serge Doubrovsky à qui le supplément du quotidien Le Monde a consacré trois pages de son cahier « culture & idées » (n° 21306 du 20 juillet 2013).

    Serge Doubrovsky est l’inventeur du mot « autofiction ». Le Monde raconte comment il est né lors de la publication de son livre “Fils” : « Sur la quatrième de couverture, qui est aujourd'hui reprise dans toutes les rééditions, l'écrivain définit pour la première fois ce qui va devenir, bien des années plus tard, un genre littéraire très discuté. » « Autobiographie ? Non, c'est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie, et dans un beau style », écrit Serge Doubrovsky, qui est aussi critique littéraire et professeur de littérature. « Fiction d'événements et de faits strictement réels ; si l'on veut, autofiction, d'avoir confié le langage d'une aventure à l'aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau. »

    Le mot est publié et des colloques lui seront même consacrés raconte le quotidien. De nombreux auteurs vont alors découvrir qu’ils faisaient de l’autofiction sans le savoir et le genre sera très en vogue à partir des années 2000 avec des auteurs comme Christine Angot.

    La journaliste Anne Chemin, auteure de l’article, analyse le phénomène « Si l'autofiction remporte un tel succès, c'est sans doute parce que l'écriture de soi colle à notre époque. Certains y voient un écho de l'individualisme contemporain, d'autres insistent sur le fait que le XXe siècle a totalement bouleversé notre regard sur le moi : la psychanalyse nous a montré à quel point nous échappions constamment à nous-mêmes, les sciences humaines ont profondément modifié notre perception des représentations sociales. Dans ce monde incertain, l'écriture de soi constituerait une boussole. »

    Autofiction ou autobiographie, le débat fait rage entre spécialistes et Philippe Lejeune, universitaire et président de l’Association pour l’autobiographie explique au journal « Dans les années 1960-1970, l'acte autobiographique a changé de sens. Avant, on écrivait à la fin de sa vie, pour polir son image et la proposer à l'admiration de ses contemporains - il s'agissait alors de mettre au clair sa destinée. Depuis une cinquantaine d'années, l'acte autobiographique est devenu une manière de structurer sa vie dans une démarche progressive. Aucun écrivain ne veut donner le dernier mot sur lui. C'est le règne de l'autobiographie permanente. » Il rajoute « Il y a un siècle, l'autobiographie était avant tout un acte de mémoire, poursuit-il. Depuis une cinquantaine d'années, elle est devenue un véritable lieu de création.»

    Le Monde recense plusieurs sites dédiés au phénomène, parmi eux autofiction.org animé par Isabelle Grell, et Arnaud Genon, avec l’aide d’un réseau de correspondants. Il se présente ainsi « L’autofiction s’est imposée comme un des chantiers les plus ouverts, les plus vivants de la littérature actuelle. Notion subtile à définir, liée au refus qu'un auteur manifeste à l'égard de l'autobiographie, du roman à clés, des contraintes ou des leurres de la transparence, elle s’enrichit de ses extensions multiples tout en résistant solidement aux attaques incessantes dont elle fait l’objet. Elle vient en effet poser des questions troublantes à la littérature, faisant vaciller les notions mêmes de réalité, de vérité, de sincérité, de fiction, creusant de galeries inattendues le champ de la mémoire.» Son but « informer les internautes des dernières parutions en la matière, de communiquer les lectures et autres manifestations concernant cette thématique et surtout d'encourager recherches et travaux portant sur le concept d’autofiction ».

    Au fait, “Fils” de Serge Doubrovsky a été publié en 1977 aux éditions Galilée, et est toujours disponible dans la collection de poche Folio.

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  • "C’que c’est beau la photographie"

    Le livre photo a une place toute particulière dans l’édition, plus proche du domaine artistique et artisanal que de la grande diffusion, même si le succès colossal de Yan Arthus Bertrand pourrait démontrer le contraire.

    Le site spécialisé Photographie.com publie le compte-rendu de deux tables rondes organisées début juillet 2013 à l’occasion de la semaine professionnelle des Rencontres d'Arles, sur le thème «  Les nouveaux cadres de l’édition ».  Celles-ci traitaient plus particulièrement de la photographie et réunissaient Benoit Rivero, responsable photo chez Actes Sud, directeur adjoint de la collection Photo-poche, Lou Mollgaard responsable des relations publiques chez Taschen un très grand éditeur photo, André Frère éditeur, Vincent Marcihacy, fondateur d'Aman Iman Publishing, Eric Higgins, fondateur des éditions Chez Higgins) et Grégoire Eloy (photographe).

    La journaliste Roxana Traista expose le cadre du débat: « Baisse des ventes en librairie, surproduction, diminution de la durée de vie des livres sur les rayons, paupérisation du réseau de libraires, les problèmes du secteur de l'édition photo sont connus. Comme le souligne Benoît Rivero, la production de livres a augmenté de 750% par rapport à 1975. Cette abondance éditoriale traduit l'engouement actuel pour la photographie et pour le métier de photographe, et soulève la question d'un nouveau schéma en matière de communication et de diffusion. Dans ce contexte en mutation, "ce qui n'a pas changé, c'est la notion d'accompagnement et de complicité entre un photographe et son éditeur," affirme-t-il. "Si on relit l'histoire du livre photo, on voit bien que cette relation humaine entre le créateur et le diffuseur, ainsi que la dimension pratique et professionnelle de l'accompagnement, sont invariables. " »

    L’auto-édition est au centre de la discussion et Benoît Rivero explique "Dans la relation auteur - éditeur, il y a un dialogue qui est fondé sur l'expérience de l'éditeur. Les ouvrages auto-édités comprennent parfois beaucoup d'erreurs, parce qu'il n'y a pas eu de conseil pour l'éditing, pour la maquette, pour les associations d'images, pour le format et pour mille autres choses." Une position que partage Eric Higgins  "Le numérique simplifie la vie mais ne résout pas tous les problèmes, (...)"   

    L’édition est une chose mais le livre n’existe que s’il est diffusé et, dès lors, l’importance des libraires est déterminante. André Frère souligne que les "librairies des musées et des lieux culturels fonctionnent de mieux en mieux. Notre collaborateur IDEA books (diffuseur spécialisé dans les librairie des institutions culturelles) place de plus en plus de livres chaque année, contrairement aux diffuseurs classiques." De son côté, Taschen adopte une stratégie offensive avec un site web en plusieurs langues, onze boutiques en Europe et aux Etats-Unis et une présence accrue dans des concept stores.

    Grégoire Eloy conclut : "La photo est une expérience qui passe par les hommes et pas juste par des grands ordinateurs. Il est important de confronter son propre regard à des personnes extérieures, que ce soient des galeristes, des éditeurs, des graphistes, des imprimeurs, etc, même si on finit par faire de l'auto-édition."

    Débats très intéressants à lire dans leur intégralité sur Photographie.com :

    Partie 1

    Partie 2

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