Avertir le modérateur

  • L’encre électronique

    Sans le papier et l’encre qui permettent d’imprimer les mots et les images, le livre n’existerait pas. Si on connait les processus de fabrication de la pâte à papier, à partir de bois, de chiffons, ou de papier recyclé, on connaît moins la composition des encres utilisées par les imprimeurs et dont le premier inventeur fut Johannes Gutenberg. Composées d’un mélange de pigments, de liants, et de solvants pour le séchage, elles permettent de garder la trace de l’imagination des auteurs.

    Le papier et les encres utilisées depuis des siècles voient arriver aujourd’hui sur leurs plates-bandes les liseuses et l’encre électronique. Sur le site Ecranflexible.com, on trouve une définition (schéma explicite à l’appui) de cette nouvelle encre : « L’encre électronique est constituée de minuscules capsules contenant des microparticules noires et blanches chargées électriquement (négativement pour les noires, positivement pour les blanches). Les capsules sont disposées entre deux feuilles transparentes de verre ou de plastique (pour obtenir un écran souple), chacune dotée d’un circuit imprimé semi-conducteur. A l’application d’un champ électrique positif à la surface de la feuille, les particules noires migrent vers la surface et deviennent visibles. Idem pour les particules blanches lorsqu’un champ négatif est appliqué. »

    Cette technologie se retrouve sur la plupart des e-books mais connaît déjà des limites puisque la couleur en est encore absente. Plusieurs sociétés comme E-Ink, Plastic Logic ou Ricoh travaillent à son évolution, notamment sur la rapidité d’affichage de l’encre qui permettrait de visionner des images HD ou des vidéos tout comme sur les tablettes tactiles. En 2012, ActuaLitté indiquait « Mais il y a aussi la couleur, un passage obligé pour proposer aux lecteurs une véritable expérience de la BD numérique. Sur ce terrain, E-Ink devra rivaliser avec Plastic Logic, qui a dévoilé il y a peu son premier écran e-ink flexible et en couleur. Même si le progrès est visible, les couleurs restent ternes et ne rendent pas encore totalement justice à l'encrage des dessinateurs, ou à la mise en page des magazines. » Un an après ActuaLitté notait quand même que les constructeurs restaient circonspect face aux nouvelles technologies d’écrans couleur. 

    powercoat.jpgL’encre électronique semble cependant avoir de beaux jours devant elle car des secteurs comme la publicité ou la grande distribution s’y intéressent. On parle même de son utilisation sur du « vrai » papier comme l’annonce Graphiline.com à propos du PowerCoat d’Arjowiggins Creative Papers. Une invention qui devrait permettre d’imprimer « sur du papier déjà équipé de fonctions numériques ». Florent Taillandier sur le site du CNET détaille cette information et dévoile que la société E-Ink travaille depuis des années à intégrer son encre électronique sur la surface des objets, mais aussi sur du tissu et du papier justement, video à l’appui.

     

  • La voix aux "Chapitre"

    Le point commun entre les villes de Brive, Lyon, Grenoble, Cannes, Colmar, c’est qu’elles vont voir leur librairie Chapitre fermer.

    Le groupe Actissia, groupe de distribution « multicanal » spécialisé dans la culture, les loisirs, et « créateur de lien » a décidé de fermer 12 de ses 57 librairies de sa division Actissia Retail.

    Le groupe qui possède aussi le Club France Loisirs et le Grand Livre du Mois, présente ainsi ses librairies « une vingtaine figurent dans les plus grandes librairies générales de France et bénéficient d'une forte notoriété grâce à leur image de qualité et leur ancienneté. Les libraires qui les animent mettent tout en œuvre pour conseiller et faire partager leurs coups de cœur. Ils proposent également aux clients de commander sur internet et de retirer leurs livres en librairies. »

    Une implantation dans les centres villes et une proximité qui ne pouvait que toucher la clientèle pour qui ces lieux représentent « Bien plus qu’une librairie » comme le revendique le slogan de la marque.

    Les clients se mobilisent. A Grenoble, une pétition adressée au Président de la République, dans laquelle on apprend au passage que la chaîne appartient à un fonds d’investissement américain, a recueilli plus de 19 000 signatures. Un Harlem Shake a réuni devant la librairie Arthaud, bicentenaire, une centaine de clients (photo). Michel Destot, le maire de la ville était présent.  

    A Toulouse, où l’enseigne est connue depuis des années sous le nom de Privat, c’est le maire Pierre Cohen qui est venu à la rencontre des responsables « pour apporter mon soutien au personnel de la librairie et lui faire part de la volonté de la mairie de les aider dans un éventuel projet de reprise ». La Dépêche du midi qui rend compte de cette mobilisation donne la parole à d’anciens salariés qui évoquent le passé de cette librairie familiale créée en 1903 et l’un d’eux, Georges Brielle, constate « Vous savez, la mort d’une librairie signe la fin des idées. »

    Cette inquiétude touche aussi et surtout les salariés puisque ces fermetures entraîneraient 271 suppressions d’emplois sur 1200. Le 3 mai 2013, un comité d’entreprise du groupe devrait donner les détails du plan social envisagé.

    En attendant, les maires de Toulouse et de Grenoble ont été reçus par Jorg Hagen, PDG d’Actissia, et devraient évoquer la situation de leurs librairies avec Aurélie Filippetti, ministre de la Culture.

  • Chronique du livre à la télé (et au cinéma)

    Cinq anecdotes sur l'interaction du livre avec la télé et le cinéma.

     

    Lecume-des-jours.jpg1. Alors que le film « L’écume des jours » de Michel Gondry librement adapté du livre de Boris Vian n’est pas encore dans les salles de cinéma, la réédition d’un fac-similé du manuscrit original en édition de luxe fait un tabac sur Amazon.

    Jérôme Béglé explique dans Le Point : "Vendredi après-midi, le livre classé numéro un des ventes sur le site Amazon.fr était celui d'un auteur de 26 ans qui n'a été invité ni par Laurent Ruquier, ni par Frédéric Taddeï, ni par François Busnel. La parution de son ouvrage cette semaine lui a valu au mieux quelques lignes dans la presse. Et, suprême erreur commerciale ! son livre coûte 119 euros. Mais quel livre ! Un chef-d'œuvre qui se bonifie avec le temps."

    2. Ollivier Pourriol, publie On/off (Nil) un livre de 350 pages où le philosophe revient sur son expérience de chroniqueur littéraire dans le Grand journal de Canal +. Il écrit : « Plutôt qu'être très intéressants pour très peu de monde, ils savent dans chacun de leurs nerfs qu'il vaut mieux intéresser très peu tout le monde. Sinon, ça prend du temps, et ça prend la tête. Alors que le vide... Le vide n'est jamais décevant », et relate le conseil avisé que lui donne un autre des chroniqueurs « Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu'un qui arrive à la page 100, c'est qu'il a lu le livre ».

    3. Le très médiatique Joann Sfar signe son premier roman, L’Eternel (Albin Michel), pour lequel il a été reçu dans l’émission C à vous de France 5 (entre autres). Dans L’Express, François Busnel qui est aussi l’animateur de l’émission La grande librairie (France 5) résume son avis « C'est le roman le plus foutraque mais aussi le plus ambitieux qu'on ait lu depuis longtemps! Joann Sfar, prodige de la bande dessinée et du cinéma (on lui doit 150 albums en vingt ans de carrière et deux longs-métrages multicésarisés), se lance dans le roman et signe une véritable réussite. » C’est dit.

    4. « L’aristocrate des braqueurs » et « le caïd aux deux visages », Redoine Faïd, surnommé ainsi par les médias, s’est récemment évadé à l’aide d’explosifs de la prison de Fresnes où il purgeait une peine de 18 ans de prison. A cette occasion les télés ont pu ressortir les images des reportages qu’elles lui avaient consacré après la parution de son livre Braqueur, des cités au grand banditisme (Editions Manufacture de livres). Cité par le Nouvel Obs, son éditeur Pierre Fourniaud a déclaré : « Je pensais vraiment que l'écriture de son livre et sa médiatisation avaient comblé son besoin de reconnaissance. »

    5. J'attends avec impatience les livres de Frigide Barjot, de Nabila Alloquoi, et les chiffres de vente de « Configuration du dernier rivage » (Flammarion), livre de poèmes de Michel Houellebecq largement vu à la télé et entendu à la radio...

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu