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Gibert, des générations de libraires

On connaît le Furet du Nord à Lille (1936), Privat à Toulouse (1903), ou Mollat à Bordeaux (1896), des librairies qui ont su traverser les époques et se faire un nom. C’est aussi le cas de Gibert à Paris.

C’est en 1886, que le professeur Joseph Gibert, enseignant en lettres classiques au Collège Saint-Michel de Saint-Etienne, s’installe dans la capitale et ouvre quatre boîtes de bouquinistes sur le quai Saint-Michel, le long de la Seine. Deux ans plus tard, il inaugure, non loin de là, sa première librairie spécialisée dans le livre scolaire d’occasion qui connaît très rapidement le succès.

En 1929, ses deux fils lui succèdent, le cadet Régis garde la librairie du quai sous le nom de Gibert Jeune et l’aîné, Joseph Gibert ouvre sa propre librairie un peu plus haut sur le boulevard St Michel en plein cœur du quartier étudiant de Paris. A partir de 1948, la relève sera assurée par Régis et Jean Gibert, et en 2012, c’est toujours un Gibert, Bruno, qui préside le directoire.

Aujourd’hui, les librairies Gibert sont au nombre de 9 sous l’enseigne Gibert Jeune à Paris, et dans 18 villes de province sous l’enseigne Joseph Gibert (qui a racheté en 2001 les magasins Univers du livre).

Gilbert-Jeune, toujours spécialisée dans l'achat et la vente de livres neufs et d'occasion, indique vendre « près de 3 millions de livres chaque année, dont un sur trois en occasion », et proposer plus de 500 000 titres disponibles immédiatement. La librairie précise « Tous les livres, même les plus récents sont concernés, en très bon état, à des prix très inférieurs au neuf. C'est le plus grand assortiment de livres en France. »  Et il vrai que l’on trouve une grande diversité de titres, du roman à la bande dessinée en passant par le livre scolaire, mais certains établissements ce sont spécialisés dans les domaines comme l’ésotérisme, les  sciences humaines, le  droit, l'économie, la gestion, la médecine, ou l’informatique.

Depuis 2009, Gibert Jeune a également un site de vente sur Internet, un blog, et est présent sur Facebook et le slogan de la librairie est « Les enfants des enfants des enfants de nos clients sont toujours nos clients. »

Mais le vrai plaisir de ce type de librairie reste de pouvoir y musarder des heures à la recherche de la bonne occase ou d’y dénicher le livre improbable comme le raconte l’étudiante, apprentie journaliste, qui anime le blog « Un zeste de culture » : « Au départ je fais la fille qui regarde juste comme ça, pas intéressée. Je m’empare d’un livre, lis sa quatrième de couverture, le repose. Je commence à farfouiller un peu, me prends au jeu et déniche une pépite. Je me faufile pour atteindre le deuxième bac, puis le troisième et je me retrouve avec un tas de livres, lourd. Evidemment, l’exercice devient de plus en plus difficile, mes muscles se bandent et je finis par faire quelques pirouettes maîtrisées (évidemment) pour regarder les derniers bouquins qui m’intéressent, là où les gens se massent de plus en plus nombreux. Une fois fini mon tour, les bras chargés d’ouvrages, je reprends un peu mes esprits et me dirige vers la caisse pour éviter de me faire happer par les derniers arrivages de livres. »

Photo Livresenfolie

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