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  • Bébés lecteurs

    Tenir un livre dans les mains dès le tout jeune âge est une chance à donner aux tout petits pour qu'ils puissent s'intéresser à la lecture plus tard. Et à moins de 4 ans, pas besoin de savoir lire, il existe des tas de livres que l’on peut regarder, toucher, et même feuilleter dans son bain. L’essentiel est de tourner des pages et, avec un peu de chance si un adulte est présent, découvrir que l’objet que l’on tient dans ses mains raconte une histoire.

    « Les livres c’est bon pour les bébés » atteste même une brochure éditée par l’association ACCES. On peut lire sur leur site :

    « René Diatkine y situe le travail dans la perspective du développement psychique du bébé. Marie Bonnafé explique l'importance du récit dans la petite enfance. Evelio Cabrejo-Parra s'intéresse aux compétences des tout-petits. Des observations prises sur le vif, rapportées par les animatrices permettent d'entrer dans la pratique du terrain. Une bibliographie d'ouvrages de références et de livres destinés aux tout-petits complète l'ensemble. »

    Pas question de vouloir faire des surdoués comme certaines méthodes de lecture précoce le préconisent en disant « que les tout petits enfants ont une capacité d'apprentissage beaucoup plus développée que ce que l'on imaginait auparavant », mais plutôt de susciter chez l’enfant un esprit de curiosité pour les images et pour les mots.

    Le premier festival de lecture pour bébé s’est déroulé en avril 2012 à Bonneville en Haute-Savoie. Pour Adeline Audujar, responsable de la médiathèque le but est de « donner le goût de la lecture, le goût du rêve, de l’imaginaire, une sensibilisation qui va au-delà de l’aspect pédagogique ». D’ailleurs le thème de cette édition était « Les émotions du rire aux larmes » .

    Sur le site du journal Famili, Claude de Faÿ nous explique enfin pourquoi bébé aime la lecture : «Tous les petits aiment les livres : mous et souples d’abord, puis en carton rigide, à tirettes, pop up, à scratch, albums d’images puis d’histoires… Dès leur première année, ce qui n’est encore pour eux qu’un objet les attire. Ils s’en saisissent, le tournent et le retournent, le mordillent ou le jettent à terre. Très vite cependant, le livre prend pour eux une autre dimension. C’est que papa et maman semblent aussi s’y intéresser et le moment de la lecture, au creux du fauteuil ou sous la couette, est un moment intense de plaisir partagé et de tendre complicité entre l’adulte et le tout-petit L’article souligne également l’apport de la lecture dans l’apprentissage du langage.

    Après les bébés nageurs... les bébés lecteurs.

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  • Suivez les guides !

    C’est le livre incontournable que l’on emporte systématiquement en vacances. Dans les transports, sur la plage, à l’hôtel, il est dévoré de la première à la dernière page : c'est le guide de voyage.

    En 2011, l’institut Ipsos indique que « la chute des ventes de guides de voyage vers les pays arabes (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie, Syrie) a été compensée par la hausse des ventes vers l’Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, Turquie) ainsi que vers les destinations françaises. Au final, les ventes de guides de voyages augmentent à fin juillet de +2,9% en valeur.»

    En France, on connaît les guides Bleus, les guides Michelin, ceux du Routard, ou encore Le petit fûté, qui sont devenus au fil des ans de véritables références en la matière. Les Guides du Routard ont été créés en 1973 par Philippe Gloaguen et ont été refusés au départ par 19 éditeurs. Aujourd’hui leur site web atteint une audience de 4,5 millions de visiteurs. Dans la série, on peut citer aussi les guides australiens Lonely Planet très complets, et les américains Lets’go, qui ont conquis de nombreux voyageurs  dans le monde.  Dans les beaux guides régionaux, il faut remarquer ceux édités par Gallimard loisirs. Les journaux ont eux aussi lancé leurs propres guides, c’est le cas de Ouest France et du magazine Géo. Le site voirlemonde.com permet de faire son choix dans cette profusion de titres.

    Sur le site « Le monde est mon village », le canadien Johann Chabert raconte son travail de rédacteur de guides (tout en faisant au passage la promotion de ce ceux qu’il a rédigés) : “Le moyen le plus efficace d’écrire un bon guide est de rencontrer le plus de monde possible. De recueillir des avis. Quel est ton restaurant préféré ici ? Par quelle route passerais-tu pour aller là bas… C’est un des aspects les plus passionnants de l’enquête. On voyage souvent seul, et donc il est facile de faire connaissance avec de parfaits étrangers. Ecrire un guide de voyage, c’est aussi faire une enquête dans un pays que l’on connaît déjà. Avec ma soif de découverte de nouveaux pays, j’aurais du mal à faire la démarche de retourner pour des vacances dans un pays que j’ai déjà visité. Et pourtant, retourner au Laos, en Australie, en Argentine et au Chili, en Birmanie, au Maroc… pour la seconde, troisième, ou… septième fois, c’est passionnant. On découvre encore et toujours, et pourtant on est déjà un peu chez soi !”

    Ce blog a déjà évoqué le tourisme littéraire et les guides de voyage écrits par de grands écrivains. Les guides touristiques plus pratiques, complètent ce panorama. Le marché des livres guides (certains sont déjà disponibles en numérique) n’est pas près de s’épuiser.

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  • Vies et mort du livre

    Les livres qui n’ont pas connu la carrière commerciale escomptée ont-ils droit à une deuxième chance ou sont-ils systématiquement recyclés en pâte à papier qui servira à imprimer d’autres livres ?

    La première deuxième chance d'un livre dépend de son auteur, a qui l’éditeur doit proposer de racheter à bas prix tout ou partie du stock. Mais dans ce cas, pas question de les commercialiser, tout au plus peuvent-ils être offerts. C’est déjà ça.

    Ensuite, il y a les soldeurs. Ces magasins rachètent les stocks de livres invendus pour les remettre en rayons. A Paris, l’enseigne Mona Lisait, « soldeur engagé » est présente avec 9 boutiques, mais on en trouve aussi à Toulouse ou à Toulon. Sur son site on peut lire « Pourquoi le retrouve-t-on quelques années plus tard chez le soldeur au quart de son prix ? Et ce livre d'art, riche d'une iconographie rare, dont la qualité de reproduction laisse pantois l'amateur le plus éclairé, le plus exigeant, comment se fait-il qu'il soit affiché au prix d'un livre de poche dans les bacs de ce même soldeur ? Certains parlent de ces ouvrages comme s'ils étaient au piquet, punis d'une faute inexpiable qu'on ose à peine exprimer. Est-ce donc une honte pour eux de se retrouver parmi d'autres sur les rayonnages d'un soldeur ? Et si au contraire c'était une seconde chance, comme une seconde vie ? » 

    Les libraires spécialisés et les bouquinistes, sont eux aussi des refuges pour les livres hors-circuit. On y trouve des livres épuisés, mais aussi des éditions rares, et des conseils de professionnels, véritables amoureux de la chose imprimée. A Paris toujours, les bouquinistes font partie du paysage et la municipalité qui va bientôt rénover leurs « boîtes », souvent d’époque, raconte leur histoire : « Dès le 16e siècle, les colporteurs bouquinistes – libraires forains – parcourent les bords de la Seine, pour finalement y fixer leurs « boîtes » quelques siècles plus tard. Avec la création du Pont Neuf et l’affluence de bouquinistes de plus en plus nombreux, naissent les premières lectures publiques, accompagnées de divertissements musicaux et spectacles de plein air. Lors de l’exposition universelle de 1900, on dénombre déjà 200 bouquinistes sur les quais de la Seine. Avec leurs 900 «boîtes» et leurs 300000 livres anciens ou contemporains, les bouquinistes offrent plus de 3 kilomètres de randonnée culturelle sur les quais de la Seine.»

    Enfin, il y a le « pilon ». En 2011, France Culture a consacré une émission au documentaire de Bruno Deniel-Laurent « On achève bien les livres » qui exceptionnellement a pu filmer le pilon de Vigneux-sur-Seine dans l'Essonne : « Les abîmés, les oubliés, les délaissés y sont condamnés. Ils viennent s'échouer au pilon, le cimetière des livres. Sujet tabou de l'édition, les usines de recyclage en charge de leur destruction dressent un mur infranchissable. Impossible d'accéder au trépas des ouvrages. »

    Mais le livre est coriace. Des bibliothèques aux vide-greniers, en passant par la numérisation par Google de 400 000 ouvrages devenus indisponibles, il garde de nombreux atouts qui lui permettent de défier le temps.

    Photo de Bruno Deniel-Laurent.

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