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  • Ecrivains, suivez le guide

    Bientôt les vacances, une occasion idéale pour faire du tourisme « littéraire ». Des sites web et des livres nous aident à préparer nos itinéraires.

    Le blog canadien veilletourisme.ca en donne une définition « Le tourisme littéraire constitue une forme de tourisme culturel qui fait référence à la visite de lieux fréquentés par un auteur ou encore à ceux dont il est fait mention dans ses livres. Ces «pèlerinages» servent à rendre hommage à l’écrivain ou à retrouver l’ambiance particulière d’un moment spécifique d’un livre donné », et détaille les trois types de circuits possibles, le circuit biographique, le paysage littéraire et le circuit « générique ». En exemple, un lien vers une carte littéraire de Manhattan à New-York crée avec l’aide de lecteurs du New-York Times.

    Sur le blog mabouquinerie.com Mélusine « lectrice buissonnière » évoque ses rencontres littéraires : « Lors d’un petit passage à Lille, en plein pays minier, je n’ai pu m’empêcher de me rappeler les corons, si bien décrit par Emile Zola dans Germinal, où la mauvaise branche des Rougon-Macquart se retrouve victime de son sang corrompu. Alors lorsque je rentre dans un restaurant en face de la gare, et que j’aperçois un immense alambic au milieu de la salle, avec un gros réservoir rond en cuivre percé d’une porte dans lequel une table a été installée, un gigantesque alambic tellement haut qu’il traverse le plafond et que son col de cygne atteint les tables de l’étage. Petit moment de flottement indescriptible, où j’ai l’impression de plonger en plein roman naturaliste, comme si L’Assommoir avait surgi devant mes yeux. »

    Le site terredecrivains.com propose quant à lui une carte de France qui recense les villes où ont résidé nombres d’écrivains : Balzac et Boris Vian à Angoulême, Diderot à Langres, Michel Zévaco à Ajaccio, Marcel Proust à Illiers.  Ce site, animé par les membres de l’association éponyme créée en 1998, a pour vocation de « promouvoir la littérature et l’écriture, en particulier en apportant une meilleure connaissance sur les écrivains et les auteurs, sur leurs œuvres, sur leur vie et les lieux qu’ils ont marqués par leur présence ou leur imagination. » Il propose aussi des idées de balades littéraires, des listes d’hôtels, cafés, restaurants littéraires.

    Pour faire du tourisme littéraire, quoi de plus évident que d’emporter avec soi des livres dans lesquels des écrivains racontent leurs voyages.  Visiter Le Caire, en lisant les impressions de Chateaubriand, Gérard de Nerval, ou Flaubert, visiter Athènes, avec Chateaubriand ou Lamartine dans la poche, c’est ce que proposent Les petits guides touristiques littéraires des éditions de Passy dans la collection « Parfum d’antique ».

    Et pour donner envie de partir, le site ecrivains-voyageurs.net nous invite à découvrir une sélection des grands classiques du récit de voyage avec des auteurs comme Nicolas Bouvier, Kenneth White, Sylvain Tesson, Alexandra David-Néel ou Joseph Kessel.

    Ouvrir un livre c’est déjà le début d’un grand voyage, partir à la rencontre des auteurs et des lieux de création est une façon de le prolonger.

    Affiche du festival Etonnants Voyageurs (St Malo) créé par l’écrivain Michel Le Bris

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  • Plaisir d’écrire

    Certains sont passionnés de musique, ou de peinture. Pour d’autres c’est l’écriture, l’art de traduire par des mots, des récits vécus ou des histoires issues de l'imaginaire.  Encore faut-il savoir les exprimer.

    Sur le web,  on trouve de nombreux sites qui donnent des conseils en tout genre pour améliorer sa technique d’écriture, son vocabulaire, ou « écrire tout simplement » comme l’indique le site Ecrire un roman.com  Sur ce site animé par Manuel Garcia « petit passionné d’écriture de manière générale », on trouve un guide – gratuit - pour créer des « personnages  uniques pour votre roman », une newsletter, et un forum pour partager ses interrogations et ses expériences.

    Autre site, Comment écrire un roman.com  où « un auteur ayant 7 ans d'expérience et qui, sous le pseudonyme de « La Griffonnière de Manuscrits », vous aide personnellement à commencer ou à terminer votre roman », avec des formations, un coaching personnalisé (par e-mail, 17 euros par semaine), et un livre, également disponible en e-books, qui nous dit « tout ce que vous devez savoir pour devenir écrivain ».  Une série de guides est enfin disponible  sur lulu.com

    Les témoignages d’auteurs peuvent également aider à conforter sa passion ou à s’orienter dans la multitudes de genres littéraires, roman, amour, policier, essai. Le site enviedecrire.com est particulièrement  pertinent dans ce domaine et publie des informations sur les coulisses du monde de l’édition mais aussi de très nombreux conseils d’écriture. L’écriture est un vaste domaine dont chacun définit les contours, c’est le cas  de Nicolas Kempf, écrivain « depuis 15 ans », éditeur durant 10 ans et qui dans son blog Ecriture-Livres.fr tente de répondre à des questions du genre « « pourquoi écrit-on ? », « Qu’est-ce qui me plaît dans tel livre ? » ou « Qu’est-ce qu’elle fout, la serveuse !? ». De l’expérience et de l’humour pour aborder la vocation d’écrivain, ses qualités et défauts, du fainéant au mégalomaniaque.

    Quels que soient les conseils, gratuits ou payants, glanés ici ou là, il faut juste savoir que l’écriture est une aventure individuelle, faite de travail et d’inspiration, que toutes les techniques du monde n’auront jamais autant de talent que la sincérité, et que, même si l’on peut écrire à la main ou à l’aide d’un ordinateur, le véritable moteur de l’écriture c’est de jouer avec les mots, les phrases, les personnages, pour son plaisir d’abord et celui des futurs lecteurs ensuite.

    « Il n’y a rien de plus plaisant que d’écrire. L’idée vous vient, elle prend le contrôle, à vous de trouver comment la mettre en mot. Les métaphores sont inutiles, si vous pensez comme ça, vous n’écrirez jamais une ligne. Ecrire, ça vient du ventre, pas du cerveau, si vous commencez à examiner tout ce que vous écrivez, vous ne pourrez jamais écrire. » Doris Lessing, citée par Enviedecrire.com

    En illustration l'écriture de Victor Hugo.

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  • Les tablettes du savoir

    On a déjà lu sur ce blog que les éditeurs traditionnels ont investi les tablettes comme support de lecture pour les jeunes générations. Nul doute que les manuels scolaires vont prendre ce chemin. En présentant sa nouvelle tablette tactile « Surface »  le directeur général de Microsoft, Steve Ballmer, a bien insisté sur le fait qu’elle était conçue «pour travailler et pour jouer », il aurait pu ajouter étudier car les tablettes semblent devenir les nouvelles ardoises scolaires des temps modernes et représenter un vaste marché de diffusion pour les éditeurs.

    Sur le site Agora.vox l’enseignant  Paul J.Roux consacre un grand article à l’introduction généralisée des tablettes numériques dans les écoles et réfléchit à leur utilité. Après s’être interrogé sur la consommation énergivore de ce type de matériel et sur les effets du Wifi sur l’organisme,  il rappelle que « Quelques académies se sont jetées à l'eau et ont tenté des expérimentations dans certains établissements. La plus médiatisée a été celle de Limoges bien sûr, avec les équipements en Corrèze, département de notre nouveau Président de la République. On pourra citer également les académies de Grenoble, Créteil et Nice pour les plus actives. »

    L’auteur passe en revue les avantages de la tablette, sa taille, son ergonomie, et se laisse aller à imaginer que dans le futur, « le poids du cartable soit considérablement réduit puisqu'à elle seule, elle pourrait contenir tous les manuels et cahiers de l'élève. » Cependant il précise « A condition bien sur qu'elle ne s'ajoute pas à ces derniers, ce qui ferait d'elle un surpoids non négligeable. »  Dans la liste des avantages il inclut aussi, sa rapidité de mise en marche, « bien supérieure à celle d'un ordinateur classique », et une connexion rapide à internet qui permettrait l’accès à des ressources pédagogiques nouvelles.

    Nombre d’établissements en France, écoles, collèges, connaissent déjà l’usage du tableau numérique. La tablette graphique en serait un complément naturel qui permettrait non seulement l’accès aux connaissances, mais faciliterait le partage de celles-ci entre le maître et les élèves, mais aussi entre les élèves. Un changement  inéductable dans les méthodes d’enseignement. Déjà en 2011, dans un article publié sur le site Internet de RFI, le journaliste Thomas Bourdeau écrivait « L’arrivée des tablettes numériques va sans doute révolutionner la vie des écoliers asiatiques. Très en avance sur un basculement dans le tout numérique, la Corée du Sud, par exemple, envisage de supprimer les cartables des écoliers d’ici à 2012... » et de citer un enseignant, Seah Hui Yong, maître des études à Nanyang (Singapour) qui déclare « L’enseignement n’est plus uniquement dirigé par le professeur ; les relations sont devenues plus interactives entre les élèves ».

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