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Un amour de lecture

Souvent qualifiés de ringards ou de désuets, les romans à l’eau de rose font la preuve, selon un article publié sur Actualitté.com en février 2012, qu’ils sont profondément ancrés dans leur époque et qu’ils savent faire preuve de modernité.

On y apprend que les éditions Harlequin, éditeur emblématique dans ce domaine, ont vendu au cours de l’année 2011 plus de 600 000 exemplaires d’ebooks téléchargés dans un catalogue de 1000 titres disponibles (3000 fin 2012). Le prix plus qu’abordable – 1,49 euro est pour beaucoup dans cet attrait mais il ne fait que conforter le succès du genre depuis des années.

Un genre que Wikipédia nomme « roman d’amour ” et qui est ainsi qualifié de « genre le plus populaire et le moins respecté » reprenant les termes dePamela Regis, auteure de A Natural History of the Romance Novel. L’encyclopédie indique aussi que « c’est au début du XXe siècle, que de nombreuses collections se développent et connaissent un succès grandissant. Barbara Cartland publie son premier roman en 1923. Delly (pseudonyme d'un frère et de sa sœur, Frédéric et Jeanne-Marie Petitjean de la Rosière) commence également une carrière prolifique en 1910 avec Esclave... ou reine ? »

Un genre qui a tout de même évolué. Le site e-marketing.fr qui célèbrait en 2008 les 30 ans de l’arrivée en France de cette maison d’édition écrivait : « La marque - car c'en est une - a ainsi remis ses ouvrages au goût du jour. A commencer par le relooking de tous ses romans de poche et l'extension de son territoire à de nouveaux programmes de fiction, qui sortent du registre classique du roman sentimental. Depuis 2003, la « Chick Lit » (« littérature de poulette ») est ainsi rentrée dans les programmes avec la collection Red Dress Ink. Dans cette série, exit le prince (trop) charmant, place à l'humour sans oublier, évidemment, l'amour. Le suspense et le thriller, toujours au féminin, sont depuis 2004 au programme de la collection Mira. Et, en mai 2005, c'est une collection de « fantasy romance » qui est apparue dans la collection Luna.»

Ces livres touchent, dit-on, un public essentiellement féminin, et si ces récits romantiques semblent inoffensifs, ils ne sont pas sans conséquences. En juin 2011, le site belge 7sur7.be faisait état d’un article américain qui affirmait que « les romans à l'eau de rose étaient une véritable dépendance et étaient aussi dommageables pour les relations amoureuses que la pornographie. Selon cet article, les femmes peuvent devenir « dangereusement déséquilibrées par ces livres », parce que « envoûtées par des messages déformés ». Il arriverait la même chose aux femmes qui lisent ce genre de romans qu'aux hommes qui regardent un porno. » Heureusement, le journaliste cite un psychologue, Jo Hemmings, qui précise « Nous sommes tous assez intelligents pour faire la différence entre fiction et réalité. Les gens qui lisent de la science-fiction ne s'attendent pas à voir débarquer des aliens dans leur jardin. Ils profitent juste de l'évasion que procure la lecture.»

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