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  • Dernière ligne droite pour les prix littéraires

    Dans quelques jours seront proclamés les résultats des prix littéraires, le Prix de l’Académie française (25 octobre), le Femina (5 novembre), le Médicis (6 novembre), le Goncourt, le Renaudot (7 novembre) et le prix Décembre (8 novembre) et l'Interallié (12 novembre).

    Si les listes ont varié depuis les pré-sélections, certains titres restent en lice. C’est le cas de Le lambeau de Philippe Lançon, récit de sa reconstruction après l’attentat contre «Charlie Hebdo» où il a été grièvement blessé, qui est annoncé comme un des favoris de l’Interallié. Autres livres pour ce prix : Laurence Cossé, Nuit sur la neige (Gallimard), Paul Gréveillac, Maîtres et esclaves (Gallimard), Stéphane Hoffmann, Les belles ambitieuses (Albin Michel), Camille Pascal, L'été des quatre rois (Plon), Thomas B. Reverdy, L'hiver du mécontentement (Flammarion). Ejecté du prix Goncourt, Le lambeau a déjà obtenu le prix RomanNews « une récompense qui distingue une œuvre de fiction francophone s'inspirant de l'actualité et la traite comme un roman. »

    L’ultime sélection du prix Goncourt 2017 sera dévoilée le 30 octobre en attendant la liste comporte les titres suivants : Pauline Delabroy-Allard, Ça raconte Sarah (Editions de Minuit), David Diop, Frère d'âme (Seuil), Paul Greveillac, Maîtres et esclaves (Gallimard), Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux (Actes sud), Tobie Nathan, L'évangile selon Youri (Stock), Daniel Picouly, Quatre-vingt-dix secondes (Albin Michel), Thomas B. Reverdy, L'Hiver du mécontentement (Flammarion), François Vallejo, Hôtel Waldheim (Viviane Hamy).

    le-sillon.jpegPour le Renaudot, Le sillon de Valérie Manteau (Le Tripode), elle aussi ancienne de Charlie Hebdo, a disparu de la pré-sélection, malgré une série d’articles élogieux dans la presse, Le Monde des livres, Télérama, Les Inrocks, Libération, un passage à La grande librairie (France 5), et même au Canada où Le Devoir le qualifie de livre de « roman essentiel ». Restent présents dans la liste : Anton Benaber, La Grande idée (Gallimard), Adeline Dieudonné, La Vraie vie (L'Iconoclaste), David Diop, Frère d'âme (Seuil), Gilles Martin-Chauffier, L'Ere des suspects (Grasset), Stéphane Hoffmann, Les Belles ambitieuses (Albin Michel), Philippe Lançon, Le Lambeau, (Gallimard), Diane Mazloum, L'Âge d'or (JC Lattès), Pierre Notte, Quitter le rang des assassins (Gallimard), Vanessa Schneider, Tu t'appelais Maria Schneider (Grasset).

  • Ces couvertures de livres qui font lire

    Qu’est-ce qui rend attirant un livre en dehors du nom de l’auteur-e ou du sujet ? Le blog de Babelio consacre un grand article à la conception des couverture de livres et répond aux questions : « Comment avez-vous fait, devant ces kilos de bandeaux, ces alléchantes 4e de couvertures et ces myriades de couleurs, pour en choisir si peu ? Et surtout : pourquoi ce choix ? » Quelques extraits d’un débat sur ce sujet qui réunissait, autour d’un enquête auprès de 6 284 lecteurs, plusieurs professionnels de l’édition.

    Babelio, Octavia Killian, Laure Leroy, éditions Zulma

    (…) « A la question suivante : « Dans le cas d’un livre adapté au cinéma, appréciez-vous que la couverture change pour se mettre aux couleurs de l’affiche du film ? » 81% disent ne pas apprécier cette pratique. Mais ce recouverturage n’a en fait pas les grands lecteurs pour cible. Il cherche plutôt à toucher les spectateurs du film ou le grand public ignorant l’existence du livre d’origine. » (…)

    (…) « Les répondants à l’enquête sont sujets à l’achat d’impulsion, notamment chez les plus jeunes. De manière générale, note Octavia Killian, un lecteur sur deux ne sait pas ce qu’il va acheter. Elle ajoute également que concernant l’achat en ligne, les lecteurs sont moins sensibles à l’achat d’impulsion (69,4% savent ce qu’ils vont acheter contre 47,9% des acheteurs en librairie), sans doute parce que « la librairie est un lieu qui se prête plus à la découverte et au conseil » (…)

    A la question « Êtes-vous attaché(e) à certaines couvertures de maisons d’édition ou de collections ? », les lecteurs sont 52% à répondre « Oui », mais souligne l’article : « Mais cela reste un pari risqué. On note par exemple que, sur les couvertures, 41% des lecteurs affirment avoir déjà été déçus par une couverture. Ils parlent de « discordances », de « décalages »,  ou d’« inadéquations ».

    « Un objet, qui est un produit aussi, n’est pas obligé d’être ouvertement commercial,. Sa beauté peut être liée à l’attention qu’on a portée pour l’imaginer, pour l’écrire, pour le traduire, pour le publier, pour le relire. » Laure Leroy, directrice éditoriale des éditions Zulma.

    Autres sujets abordés, les bandeaux et le contenu des 4èmes pages de couverture.

    L’intégralité de l’article très intéressant est à lire ici.

  • Deux projets de librairies indépendantes

    Alors que la liste des librairies qui ferment s’allonge de mois en mois, d’autres projets voient le jour avec pour but commun d’y associer le plus possible les lecteurs.

    A Angoulême, faute de repreneurs après le départ à la retraite de Jean-Paul Coumont, 
la librairie MCL une « institution » née en 1998, a fermé ses portes le 31 juillet 2018.  Depuis une association a été crée « Pour une librairie indépendante » et tente de rassembler tous ceux qui ont des idées pour redonner vie à un lieu qui prendrait le relai. Sur la page Facebook dédiée à ce projet ses responsables écrivent « Afin d'éviter que ce "monument" de la Culture laisse un trou béant, nous proposons de travailler ensemble à un projet de création d'une nouvelle librairie, sous forme associative sous statut de Société Coopérative d'Intérêts Collectifs, associant les salariés (minimum 1), mais également les diverses parties prenantes ayant un intérêt pour ce projet : clients "lecteurs", éditeurs, écrivains, collectivités territoriales (de l'échelon communal à la Région ...), associations culturelles, entreprises souhaitant intervenir dans le mécénat culturel, etc. etc. » L’ambition finale est de faire de cette librairie associative un lieu culturel au cœur de la ville qui pourrait regrouper un café littéraire et une galerie d'art.

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    A Paris, c’est Livres Hebdo qui annonce la création d’une nouvelle librairie : « Sous le sobre nom d'« Ici », deux libraire aguerries, Anne-Laure Vial et Delphine Bouétard, ouvrent à la mi-octobre sur 500 m2 sur les Grands Boulevards la plus grande librairie indépendante de la capitale. Un défi inédit, aussi ambitieux qu'enthousiasmant. » Un évènement exceptionnel dans la capitale qui a vu ses dernières années fermer le réseau Virgin et la librairie Del Duca. L’établissement sera située 25 boulevard Poissonnière au centre de Paris dans le deuxième arrondissement, et remplacera un magasin de vêtements pour enfants (Orchestra), elle occupera un rez-de-chaussée de 200 m2 et un sous-sol de 300 m2. Le Figaro explique que « Les deux associées ont tenu à rendre l'endroit convivial, privilégiant la clarté de murs blancs, un mobilier modulable et un café. Animations, débats, rencontres ou ateliers pour enfants complètent le concept. «Nous voulons impliquer les clients dans la vie de la librairie», conclut Delphine Bouétard. »

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