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  • Un autre regard d’Emma, du blog à la librairie

    Emma, Massot, Le Monde, Paris Match, Violaine MorinLe livre « Un autre regard : trucs en vrac pour voir les choses autrement » (éditions Massot) est en librairie depuis le 10 mai. Il rassemble les bandes dessinées publiées sur le blog et le FaceBook de l’auteure et qui ont pour sujet la charge mentale ou le syndrome des femmes épuisées de penser à tout, tout le temps.

    Véritable phénomène sur Internet le thème développé par la dessinatrice Emma a aussi eu les honneurs de la presse. Paris Match qui lui consacre un long entretien, écrit : « Depuis plusieurs années, Emma, 36 ans, troque de temps en temps sa casquette d’ingénieure-informaticienne pour le crayon, et aborde en images sur son blog plusieurs questions liées au féminisme, à la politique, à la santé ou encore à la sexualité. La blogueuse féministe et militante Emmaclit souhaite briser les clichés avec ses dessins tout « en revisitant avec beaucoup de justesse et d’engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, ou encore les réfugiés, elle parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies ».

    Le Monde de son côté lui consacre plusieurs articles et explique : « L’auteure de bande dessinée Emma, qui souhaite rester anonyme, a un autre métier à la ville. Ses posts Facebook en bande dessinée, consacrés le plus souvent à des sujets féministes, connaissent un certain succès. Après un post consacré au congé maternité, à l’automne, déjà largement partagé, elle a atteint 200 000 partages sur le réseau social pour sa dernière bande dessinée, Fallait demander, publiée en ligne le 9 mai. Ces quelques dessins expliquent avec des mots simples le problème de la charge mentale des mères dans la vie domestique, elles qui doivent « penser à tout » quand le partenaire se contente souvent « d’aider… Si on lui demande » ».

    Toujours dans Le Monde elle explique à Violaine Morin : « Quant au format de la bande dessinée, ce sont les dessins qui me permettent de faire passer rapidement mes idées. Ils n’ont pas vocation à être esthétiques. Avant, je tenais un blog avec des fiches sur le féminisme, mais ça ne fonctionnait pas… Alors j’ai voulu faire passer mes idées de façon plus efficace et plus accessible, pour vulgariser et mettre des problèmes en images. »

    Après son succès sur la Toile et les réseaux sociaux et il ne reste plus à souhaiter à l’auteure le même accueil pour le livre et surtout pour son sujet « la « charge mentale » et qui a permis à de nombreuses femmes de mettre un nom sur un tourment. »

    Emma, Massot, Le Monde, Paris Match, Violaine Morin

  • Une éditrice ministre de la Culture

    Pour la première fois depuis longtemps le ministère de la Culture a été attribué à une professionnelle du secteur en l’occurrence François Nyssen, directrice des éditions Actes Sud.

    Petite revue de presse :

    La Provence, « Interview Françoise Nyssen : "Le rapport éducation-culture m'importe énormément"

     […] « Aviez-vous imaginé être ministre un jour ?
    F.N. :
    Jamais ! Surtout pas. Mais on ne dit pas non quand on vous appelle. J'ai un profond respect de la République, on a une responsabilité, donc on y va.

    Quelle ministre de la Culture voulez-vous être ?
    F.N. :
    Quand on est éditeur, on est très préoccupé par la diffusion. La culture, on doit l'accompagner dans sa création et dans sa diffusion aussi. C'est une possibilité de lien social à recréer avec les gens, en général.

    De quelle culture serez-vous la ministre ?
    F.N. :
    La culture nourrit tout, c'est la relation à la beauté, à l'environnement des idées, elle embellit notre vie. C'est important de la faire partager, on ne doit plus être dans l'entre-soi. »[…]

    Le Figaro, « Françoise Nyssen, une éditrice sur tous les fronts »

    […] « C'est une enfant plutôt secrète qui peuple sa solitude en dévorant des romans. Malgré ce goût précoce pour la lecture, elle choisit de faire des études de sciences, parce que cette discipline lui paraît plus simple que la littérature. (…) En 1978, elle emménage à Paris où elle travaille au ministère de la Culture, à la direction de l'architecture. Mais très vite, elle rejoint son père Hubert Nyssen pour l'aider dans son projet de maison d'édition. C'est là qu'elle rencontre son second mari Jean-Paul Capitani qui entre aussi dans l'aventure d'Actes Sud. La maison d'édition, qui ouvrira des bureaux à Paris mais dont le siège social reste à Arles, agrège autour d'elle un espace culturel, un cinéma, une librairie et une salle de concert, qui attire des artistes de toutes les disciplines. » […]

    Slate, « Chère Françoise Nyssen, je vous adore, mais... »

    […] « Enfin, et surtout, si à première vue, elle parait ô combien légitime au poste de ministre de la Culture, on en est pas moins face à un vrai problème de conflit d'intérêts. Comme me l'a soufflé un confrère, «c'est comme si  Hulot avait des actions EDF». En effet, comme le stipule le Comité des ministres du Conseil européen aux États membres, «un conflit d’intérêts naît d’une situation dans laquelle un agent public a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles». Or, les décisions que devra prendre Françoise Nyssen ne vont pas concerner que le cinéma, les intermittents ou les droits d'auteur. La politique culturelle concerne aussi le livre et les choix qu'elle fera auront nécessairement un effet direct sur les finances et l'activité d'Actes Sud, ainsi que sur les librairies et les maisons d'éditions placées sous pavillon Actes Sud. Si on ne peut soupçonner Françoise Nyssen d'âpreté au gain ou de népotisme, le problème mérite d'être soulevé. »[…]

    Bonus, un entretien accordé à Télérama en 2015.

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    Photo : Capture d’écran vidéo MProvence TV.

  • Un nouveau gouvernement très littéraire

    Et si l'amour du livre et de l'écriture était le fil rouge de la composition du premier gouvernement d’Emmanuel Macron ? On connaît son goût pour la littérature (blog du 11 mai 2017) mais son équipe gouvernementale comporte quelques écrivains et une éditrice de renom.

    On commencera par le premier ministre Edouard Philippe dont on a appris après sa nomination qu’il était l’auteur, avec Gilles Boyer, de deux livres « L'Heure de vérité » (Flammarion, 2007), et « Dans l'ombre » (Lattès, 2011, collection Romans contemporains). Un thriller politique qui raconte une élection présidentielle minée par les trucages et les trahisons, à l'issue de laquelle le Premier ministre qui allait être nommé se révèle in extremis être un criminel » (source Wikipedia). Le Monde le cite « J’écris des livres ; je l’assume ; c’est mon plaisir. » Edouard Philippe, en tant que maire du Havre est le créateur du festival littéraire « Le Goût des autres » qui en est à sa 6ème édition.

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    François Bayrou, ministre de la Justice, s’est lui aussi illustré dans ce domaine. Homme politique, trois fois ministre de l’Education nationale, il a écrit plus d’une quinzaine d’ouvrages dont quelques-uns consacrés à l’histoire ; « Henri IV, le Roi libre » (Flammarion, 1994), « Henri IV raconté par François Bayrou » (Perrin jeunesse, 1998), et « Ils portaient l'écharpe blanche » qui raconte la saga des Protestants, des Guerres de religion à la Révolution (Grasset, 1998). Particularité il est aussi un personnage de fiction dans le roman de Michel Houellebecq « Soumission » (Flammarion, 2015) dans lequel il est nommé par l’écrivain… Premier ministre (en 2022).

    Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a lui aussi publié quelques livres. Normalien, agrégé de lettres modernes celui dont Le Figaro dit qu’il a « la plume élégante et allègre » est l’auteur de plusieurs livres politiques mais également de « Musique absolue. Une répétition avec Carlos Kleiber » (Gallimard, 2012), un premier roman qui lui vaudra les éloges du milieu littéraire et sera couronné de plusieurs prix.

    Enfin, le poste très exposé de ministre de la Culture a été confié à Françoise Nyssen, directrice des éditions Actes Sud fondées en 1978 par son père Hubert Nyssen. En novembre 2016 France Culture lui consacrait une série d’émissions titrée « Actes sud ou l’histoire d’un engagement ». D’un engagement à l’autre, mais toujours avec une grande idée de la culture.

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